Le délégué interministériel chargé de l'Exposition universelle 2025 est l'invité du 5/7.

Pascal Lamy en 2012
Pascal Lamy en 2012 © Getty / Thomas Trutschel

François Hollande a présenté "officiellement" mardi la candidature de la France à l'Exposition universelle de 2025.

Pascal Lamy : Pour une fois c'est trans partisans, les Français sont d'accord, la maire de Paris et la présidente de Région sont d'accord. Maintenant nous avons un an pour déposer notre projet technique, faire le tour du monde. Dans les 6 prochains mois, d'autres candidats vont se déclarer. Le candidat le plus probable c'est Osaka. Les Japonais sont très bons en technologie, ils réfléchissent à un thème sur le vieillissement. Nous on considère que les vrais problèmes de l'humanité dans 10 ans, c'est la connaissance et la planète.

Nous allons renouveler l'idée que l'Expo Universelle est un simple concours d'architecture. Nous ferons quelque chose de plus sobre et égalitaire, totalement connecté. Articuler physique et réel avec du virtuel, voilà le défi. L'entrée sera à 50 euros. on espère 45 millions de visiteurs, soit 500 000 visiteurs par jour.

Cette exposition se tiendrait du 1er mai au 30 octobre 2025 en Ile-de-France mais "cette candidature est celle de toute la France", explique le chef de l'Etat dans ce courrier, précisant que le thème retenu était "la connaissance à partager, la planète à protéger", en anglais "Knowledge to share, Planet to care".

Le président français souligne également qu'"un nouveau réseau de métro express de 200 km est mis en chantier" en Ile-de-France, "permettant dès 2024 une amélioration de la desserte du Grand Paris" tandis qu'une liaison directe sera établie au même moment entre l'aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle et la gare de l'Est.

Pour Pascal Lamy, qui chapeaute la structure de candidature française, le thème proposé sera "à la fois universel, dans l'avenir et ouvert de telle sorte que chaque pays puisse en donner sa propre interprétation".

Le projet prévoit 'une immense sphère "connectée" au monde, autour de laquelle se déploiera un "grand village" composé des pavillons modulables des pays.

Il va s'agir maintenant de sélectionner parmi les sept sites candidats dans l'aire du Grand Paris - les candidatures sont toujours ouvertes - pour une sélection avant l'été prochain. Un dossier technique complet sera alors déposé pour une décision finale attendue en novembre 2018.

Le dépôt officiel d'une candidature déclenche un compte à rebours de six mois pour les entrées en lice officielles. Selon M. Lamy, à ce jour, Osaka (Japon) pourrait être candidate, ainsi que la Russie avec soit Ekaterinenbourg, soit Nijni-Novgorod.

Pour les organisateurs, la candidature à cette Exposition Universelle n'est pas incompatible avec celle des jeux Olympiques de 2024 portée par Paris, une crainte soulevée par certains.

La candidature française est portée par un Groupement d'intérêt public (GIP) réunissant au côté de l'Etat l'association ExpoFrance 2025 - réunion d'entreprises finançant jusqu'à présent la candidature -, la Ville de Paris, la Région Ile-de-France et la Métropole du Grand Paris.

Des études ont évalué les retombées économiques d'une telle organisation à 23 milliards d'euros, avec création de 160.000 emplois directs et indirects et une fréquentation de quelque 45 millions de visiteurs.

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