Le secrétaire général du Modem est l'invité du 5/7, au lendemain de son élection à la tête du groupe parlementaire à l'Assemblée.

 Marc Fesneau, député LREM MoDem du Loir-et-Cher
Marc Fesneau, député LREM MoDem du Loir-et-Cher © AFP / Thomas Samson

Elu dans le Loir-et-Cher, Marc Fesneau a été élu dimanche président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale. Un poste qui semblait pourtant promis à la députée de Paris Marielle de Sarnez ? "Ce n'est pas comme ça que les choses se sont passées : Marielle de Sarnez l'a dit en annonçant qu'elle ne souhaitait pas briguer le poste", explique Marc Fesneau. "Nous lui avons indiqué que nous souhaitions qu'elle occupe une place à l'Assemblée en présidant une commission : c'est plutôt une répartition des rôles", détaille-t-il.

"Aucun crédit" aux accusations

Interrogé sur les accusations d'emplois fictifs qui touchent le MoDem, il dit ne leur accorder "aucun crédit". "Maintenant on va laisser faire la justice, travailler les uns et les autres, nous apporterons les éléments qui montreront notre bonne foi et qui permettront de nous mettre au travail", ajoute-t-il, assurant qu'il ne souhaite pas se prononcer plus sur l'affaire, tout en affirmant que pour lui, les deux fonctions occupées par Stéphane Thérou (assistant parlementaire de Sylvie Goulard et responsable de la formation des élus démocrates) "étaient compatibles".

"Des collaborateurs parlementaires qui travaillent à la fois pour un parlementaire et pour un parti c'est une pratique assez courante"

Mais comment le MoDem est-il financé ? "La grande part c'est du financement public lié au fonds collectés au moment des législatives. Le reste, ce sont les cotisations, pour un budget total d'environ 900.000 euros. Nous avons réduit la voilure en 2012 puisque nous avions été amenés un plan social et à louer une partie de nos locaux", répond Marc Fesneau.

Revenant à la nouvelle législature, alors que les députés vont élire mardi le ou la président(e) de l'Assemblée nationale, Marc Fesneau explique que "la logique pour nous, c'est de soutenir le candidat du groupe principal de la majorité. Je pense qu'il y aura une primaire à l'intérieur du groupe, et puis nous en parlerons avec Richard Ferrand", dit-il, jugeant que la possibilité qu'une femme soit élue "est une perspective qui paraît intéressante".

"On va regarder les sujets les uns après les autres"

Le groupe MoDem sera-t-il un groupe de godillots qui votera tout ce que propose le gouvernement ? "Ce n'est pas le tempérament du groupe", conteste-t-il. "On sera solidaires du gouvernement, mais on va regarder les sujets les uns après les autres" dit-il, "ce qui n'empêche pas d'exercer son travail de parlementaire" selon lui : "le rôle d'un parlementaire ce n'est pas que de voter, c'est aussi d'améliorer les textes par des amendements et d'alerter sur ce qui peut poser problème".

Sur quels cas particuliers par exemple ? "On voit bien qu'il y a des dossiers qui suscitent l'émoi", et notamment sur la question de la réforme par ordonnances : "il y a un travail d'explication, de pédagogie à faire, et d'améliorer autant que faire se peut le texte".

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