Le candidat à la présidentielle, Jacques Cheminade, est l'invité du 5/7. Il milite pour une disparition de la Banque centrale européenne et pour la fin de l'Euro.

Jacques Cheminade, candidat de Solidarite et progres (SP) à l'election presidentielle de 2017
Jacques Cheminade, candidat de Solidarite et progres (SP) à l'election presidentielle de 2017 © Maxppp / Aurélien Morissard

Alors que l'ONG Oxfam publie ce lundi un rapport sur les arrangements des grandes banques dans les paradis fiscaux, le candidat à la présidentielle Jacques Cheminade ne se dit pas surprise : "On le sait depuis longtemps, les banques ont des filiales aux îles Caiman, aux îles vierges, partout dans le monde", dénonce-t-il. Il ajoute : " Mais il y a autre chose : les banques donnent à leurs clients les moyens de jouer avec ce qui se mange, ce qui se respire, et même avec la vie humaine. Il y a des produits financiers créés poiur spéciyuler sur le prix des matières premières, sur le prix du carbone".

Interrogé sur ce qui fait sa singularité face aux autres candidats, il répond : "Les autres candidats font un constat, moi j'ai un projet : arrêter la Banque centrale européenne. Quand je vois le Front National qui dit non aux marchés alors que leur principal conseiller économique Bernard Monot dit qu'il est un homme des marchés... La démagogie du FN apparaît clairement sur ce point".

"Dégager du crédit national"

Il défend aussi la disparition de l'Euro, remplacé par une autre monnaie commune. Une mesure qui "permet, au niveau d'un pays, de dégager du crédit pour l'économie", selon lui. "Le crédit national public, c'est ce qu'il nous manque, avec une banque nationale".

"Au lieu d'envoyer 80 milliards par mois pour les marchés financiers comme le fait Mario Draghi, envoyons 100 milliards par an pour créer 5 millions d'emplois sur cinq ans".

Jacques Cheminade milite en faveur d'une réflexion sur les emplois du futur : "Il faut une grande conférence sur l'emploi où chacun, entrepreneurs, Etat, administration, amène les emplois du futur qui pourront être crées, regarde les formations professionnelles et regarde ce qu'on peut faire avec du crédit national qu'on retrouve. L'UE l'interdit aujourd'hui", explique-t-il.

"Hamon est un OVNI"

Candidat pour la troisième fois à l'élection présidentielle, il explique avoir rencontré Emmanuel Macron à l'Elysée lorsque celui-ci était conseiller de François Hollande pour "faire une séparation bancaire", comme l'avait promis le candidat socialiste lors de la campagne de 2012. "Si on ne fait pas sauter les menottes et les fers financiers qu'on a aux pieds, on ne peut pas faire une politique sociale, contre l'austérité", justifie-t-il.

"Il faut sortir de la priorité financière et donner la priorité à l'humain et aux technologies du futur".

Où se situe Jacques Cheminade dans l'échiquier politique ? "A la gauche de Macron, c'est sûr", répond-il. Et par rapport au candidat du PS Benoît Hamon ? "Hamon est un OVNI pour moi : il dit des choses intéressantes et puis il y a ce revenu universel qui est une idée de droite", explique-t-il. "Mais il y a un point sur lequel je le rejoins, l'idée d'un RSA automatique de 18 à 25 ans".

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