La loi Pacte inquiète. Elle permet, entre autres, la vente de parts importantes de l'Aéroport de Paris, jusqu'alors propriété des pouvoirs publics. L'annonce de la privatisation d'Aéroports de Paris crée un important mouvement d'opposition au sein des deux partis. Valérie Rabault est au cœur du mouvement.

Valérie Rabault est la présidente du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale
Valérie Rabault est la présidente du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale © AFP / Thoms Samson

Valérie Rabault est présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. C'est également l'une des premières députées à s'être opposée à la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).

Depuis la rentrée 2018, la loi Pacte fait débat à l'Assemblée. En particulier un aspect de cette loi qui permet à l'Etat de céder 50,6 % des parts de d'Aéroports de Paris à des compagnies privés. La députée du Tarn-et-Garonne y est fermement opposée.

Une loi qui divise

Pour le gouvernement, les garanties sont claires. Il ne cède pas l'intégralité des parts d'ADP et surtout, cette concession patrimoniale n'est prévue que pour une durée de soixante-dix ans. Bruno Le Maire peut ainsi démontrer qu'il ne souhaite par reproduire les "erreurs" de la privatisation des autoroutes. Cet événement ayant par la suite entraîné une augmentation considérable du prix des péages.

Des députés s'y opposent fermement. Valérie Rabault réagit dès 2018 :

C'est vendre les bijoux de famille pour équilibrer les casses de l'état. Je ne suis pas du tout d'accord avec ce qui est entrain d'être fait avec Aéroports de Paris.

Selon elle, il serait ridicule de ne pas suivre l'exemple de la majorité des aéroports d'Europe et des aéroports américains qui appartiennent tous aux pouvoirs publics.

Il n'y a pas de raison que la France abandonne cette part de souveraineté qui est aussi incluse dans le fait d'être propriétaire des Aéroports de Paris.

Le référendum

Suite à la signature de quelques 218 députés, la demande d'un référendum a été entendue. Autorisée par le Conseil Constitutionnel, le but de l'opposition est désormais de récolter plus de 4 millions de signatures d'ici au 3 mars 2020. Cependant, cinq mois après le lancement de la pétition en ligne, les signatures n'atteignent même pas le quart de l'objectif.

Les Français ont pour la première fois dans l'histoire de notre pays la possibilité de déclencher un référendum par eux-mêmes, sans attendre que ce soit le président de la République qui le fasse.

Avec 615.000 signatures comptabilisées au 30 juillet et une mobilisation en baisse depuis un mois, les initiateurs du référendum d'initiative partagés sur la privatisation d'Aéroports de Paris comptent mettre les bouchées doubles pour obtenir la tenue de ce référendum prévu dans la Constitution. 

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