Dans une décision du 6 juillet, le Conseil Constitutionnel donne raison à Cédric Herrou : une aide au séjour irrégulier d'un migrant ne saurait être passible de poursuites, selon les Sages. L'agriculteur, devenu symbole de l'aide bénévole apportée aux réfugiés, est l'invité d'Amélie Perrier.

Cedric Herrou, agriculteur producteur d'olives et un militant pour l'aide aux migrants, pose le 18 mai 2018 lors d'un photocall pour le film "Aux quatre vents (Libre)" lors de la 71e édition du Festival de Cannes.
Cedric Herrou, agriculteur producteur d'olives et un militant pour l'aide aux migrants, pose le 18 mai 2018 lors d'un photocall pour le film "Aux quatre vents (Libre)" lors de la 71e édition du Festival de Cannes. © AFP / LOIC VENANCE

Le Conseil Constitutionnel a rendu, le 6 juillet, une décision suite à une question prioritaire de constitutionnalité (QPC)déposée par Cédric Herrou. Les Sages y décrètent qu'on ne peut poursuivre un individu désireux d'aider, de façon désinteressée, un réfugié en séjour irrégulier. Et ce au nom d'un "principe de fraternité", reconnu pour la première fois au sein de la Constitution.

Pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien, Cédric Herrou, agriculteur à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) avait été condamné le 10 février 2017 en première instance à 3000 euros d'amende avec sursis. Une condamnation confirmée par la cour d'appel d'Aix-en-Provence le 8 août 2017 et portée à quatre mois de prison avec sursis.

Cédric Herrou est l'invité du 6/9, au micro d'Amélie Perrier.

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