Le journaliste et essayiste est l'invité d'Eric Delvaux pour discuter de son dernier ouvrage "1969, année fatidique", où il évoque l'année qui a suivi celle, très symbolique, de 1968 avec ses mouvements sociaux et politiques un peu partout dans le monde et notamment en France.

Dans 1969, année fatidique, paru aux éditions de l'Observatoire, Brice Couturier s'intéresse aux principaux événements politiques et culturels de l'année qui a suivi le bouillonnement de 1968.

Pour lui, "l'année 68 a été célébrée de manière un peu ridicule et excessive", or c'est en 1969 que l'on observe le plus de changements. "On nous a fait tout un cirque avec 68 comme s'il y avait des réserves révolutionnaires qui étaient encore disponibles et qui auraient pu éclater, qui sait, avec les Nuit debout, les gilets jaunes et j'en passe. Or 68 c'est un échec global, général et complet." Notamment en France, où Mai-68 "a donné la chambre la plus à droite de notre Histoire. En 69, on paye cet échec."

Brice Couturier assure qu'après 68, aux États-Unis, le résultat a été une "radicalisation de ce qui reste des mouvements étudiants" et un éclatement des causes politiques. "Les homosexuels vont lutter pour leurs propres causes, les femmes découvrir qu'elles sont traitées comme des marie-couche-toi-là dans les milieux étudiants et vont développer un féminisme très différent, les indiens, etc... Et ça donne la politique des identités qui mine la gauche américaine et qui risque demain de miner la gauche française."

  • Légende du visuel principal: Brice Couturier, journaliste et essayiste, auteur de ""1969, année fatidique" (l'Observatoire). © Maxppp / Thomas PADILLA
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