Le président de la de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur regrette le traitement qu'il juge différent entre ces deux départements à la situation sanitaire comparable. "Quand il y a une différence de critères il y a une différence de traitement, et donc une injustice", estime Renaud Muselier, invité d'Inter samedi.

Renaud Muselier, président de la de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur à Marseille, le 24 octobre 2020.
Renaud Muselier, président de la de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur à Marseille, le 24 octobre 2020. © AFP / NICOLAS TUCAT / POOL

"Il y a une injustice" entre les Alpes-Maritimes, qui entament leur troisième week-end de confinement face au Covid-19, et la Seine-Saint-Denis, toujours pas confinée, a accusé samedi Renaud Muselier, le président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, invité du 6/9 de France Inter. "Il y a une décision de confinement en Alpes-Maritimes qui ne correspond pas à des critères stables, équitables et compréhensibles par la population, et quand il y a une différence de critères il y a forcément une différence de traitement, et donc il y a une injustice", a-t-il insisté. 

"Quand les critères sont les mêmes partout, il doit y avoir le même traitement partout, (...) mais depuis le départ c'est le bazar des critères", a-t-il poursuivi, en estimant que si les Alpes-Maritimes et la Seine-Saint-Denis sont "exactement dans la même situation" au niveau du taux d'incidence et de la pression en réanimation, le 93 compte par contre un taux de positivité de 13% pour moins de 10% dans le 06.   

"La maladie est la même partout, quand les critères sont les même partout, on doit avoir le même traitement partout."

Contestant l'idée d'une concertation efficace entre le gouvernement et les collectivités locales, M. Muselier a estimé que celle-ci "n'existe pas ou peu", comme dans le cas de ce troisième week-end de confinement "décidé d'office (à Paris) pour les Alpes-Maritimes". Résultat, "vous avez la totalité des élus (locaux) qui sont contre"

Selon lui, le "zéro Covid" est pour l'instant "impossible" à atteindre. "Mais ce que je reproche dans cette gestion de crise, c'est qu'on nous explique toujours comment fermer mais jamais comment rouvrir et vivre avec." Il a d'ailleurs écrit au Premier ministre pour évoquer avec lui la situation des secteurs de la restauration et de la culture : "J'ai l'impression qu'on n'a pas beaucoup appris à anticiper. Nous sommes une terre de culture, c'est notre ADN. Je demande des critères sanitaires stricts pour pouvoir rouvrir. Nous avons beaucoup de spectacles en extérieur et on est capable d'organiser les choses de façon sérieuse."

Vacciner les jeunes pour les remettre "dans le circuit de la vie"

Renaud Muselier a également exposé son point de vue sur la vaccination des jeunes. "Si nous avons, d'ici le mois d'avril, 37 millions de doses livrées, ça veut dire qu'on aura vacciné les 17 millions de personnes à risque et les plus en danger", calcule-t-il. "On a 2,7 millions de doses du vaccin Johnson & Johnson qui arrivent, un vaccin facile, unidose et ça fait exactement la population étudiante en France, et la moitié des 18-24 ans", poursuit le président LR de Paca : 

"Redonnons-leur la possibilité de refaire du sport, de reprendre leurs études, de finir leurs examens et d'avoir une année scolaire qui revient à la vie normale."

"Si vous les faites vacciner, vous pouvez rouvrir les facs. On termine de protéger ceux qui sont à risque, âgés, puis on remet les jeunes dans le circuit de la vie", propose-t-il. 

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  • Silk Sonic, Anderson Paak, Bruno MarsLeave the door open (feat. Bootsy Collins)2021
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