Le politologue et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique est l'invité d'Eric Delvaux. À un mois des élections départementales et régionales, il fait le bilan de l'état de la droite en France.

À un an de la présidentielle et à quelques semaines des élections régionales, Dominique Reynié livre son diagnostic sur l'état de la droite française. Il estime que celle-ci n'a pas su "revenir sur les raisons de la défaite de 2012, bâtir un nouveau projet et occuper l'espace de la droite de gouvernement". Or en parallèle, le politologue note "un processus culturel de droitisation" de la société. 

"Les LR ont donc laissé un espace vacant, aujourd'hui disputé à la fois par le RN et LREM".

Cette droitisation "est encore plus forte chez les jeunes générations", selon Dominique Reynié. "On sait que Marine Le Pen a une influence très forte chez les jeunes diplômés. Un faisceau d'évolutions et de réalités lui donnent des chances significatives d'être élue en 2022. Cette possibilité n’a jamais été aussi réaliste qu’aujourd’hui, même si ça ne veut pas dire que cela va se produire."

"Si Nicolas Sarkozy n'était pas empêché judiciairement, je pense qu'il serait élu président", poursuit-il. "Il a une autorité sur la plupart des représentants LR et c’est lui qui va beaucoup peser sur la manière dont la droite va se comporter avec le pouvoir."

  • Légende du visuel principal: Dominique Reynié, politologue et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique sur France Inter, le 25 janvier 2020. © Capture d'écran/YouTube/France Inter
Les invités
  • Dominique ReyniéPolitologue, directeur général de Fondapol, cercle de réflexion de centre droit (Fondation pour l'innovation politique) et professeur à Science Po
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