Retour sur les attentats de Nice avec Richard Rechtman, psychiatre, anthropologue, directeur d’études à l’EHESS et Bénédicte Chéron, historienne, enseignante à l’ICP

Recueillement à Nice
Recueillement à Nice © AFP

Richard Rechtman est psychiatre, anthropologue, directeur d’études à l’EHESS. Il est l’auteur en 2013 du roman Les Vivantes (Léo Scheer) et en 2007 de L’Empire du traumatisme, essai sur la condition de victime (Flammarion).

Richard Rechtman revient sur la réaction des français au lendemain de l'attentat :

« Il y a une transformation de ce qui est l’effroi en une réaction plus colérique ».

« Dire que nous vivons avec la peur c’est aller un peu loin, mais il va falloir savoir vivre avec la perte d’un certain sentiment de sécurité »

Le meilleur moyen de défense face à ces atrocités, le collectif :

« Le collectif est fondamental. [...] Il faut se sentir solidaire de chacun. [...] A travers la solidarité, c’est la vie qui est plus forte qu’eux ».

« Ce sont des génocidaires pas des terroristes. [...] Ce qui compte ce n’est pas le symbole mais le nombre, il y a une pensée de la productivité horrible ».

Bénédicte Chéron est docteur en Histoire, enseignante à l’ICP et l’ENC Blomet, chercheuse partenaire au SIRICE (pour Sorbonne - Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe).

« Cela peut toujours être utile de faire appel aux réservistes. L’idée court depuis plusieurs années, voire depuis la fin du service militaire. [...] L’un des intérêts est de recréer le lien entre les militaires et le peuple »

« On s’habitue à voir du kaki dans la rue, mais du kaki qui ne sert à rien, ce qui n'est pas forcément très bien pour les militaires »

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