Donald Trump a promis pour lundi de nouvelles sanctions "majeures" contre l'Iran : le président américain cherche là "d'autres options pour montrer la réaction des États-Unis après ne pas avoir voulu aller à la vraie guerre jeudi" selon la spécialiste des USA, Laurence Nardon, invitée de France Inter dimanche matin.

La situation est explosive entre l'Iran et les États-Unis. Et si "il n'y a pas de guerre avec des soldats et des affrontements militaires", la frontière n'est pas loin selon la spécialiste de la politique américaine Laurence Nardon, directrice du programme Amérique du Nord de l'Ifri, invitée de France Inter dimanche matin. D'ailleurs, selon le Washington Post et Yahoo! News, le président Trump a en ordonné secrètement des cyberattaques contres des systèmes de défense iraniens et contre un réseau d'espionnage surveillant le passage des navires dans le détroit d'Ormuz. 

"Ces jours-ci, comme Trump n'a pas voulu aller à la vraie guerre jeudi dernier [en renonçant à donner son feu vert pour des frappes, NDLR], il doit explorer d'autres options pour montrer la réaction des États-Unis. Il a annoncé de nouvelles sanctions, et en attendant il met en oeuvre ces attaques informatiques" juge Laurence Nardon. 

Donald Trump a affirmé avoir renoncé à la dernière minute à autoriser à des frappes contre l'Iran pour éviter un lourd bilan humain, tout en maintenant ses menaces de représailles contre Téhéran, qui avait abattu la veille un drone américain. Par ailleurs, le président américain Donald Trump a promis pour lundi de nouvelles sanctions "majeures" contre l'Iran, lequel a menacé les Etats-Unis de conséquences dévastatrices pour leurs intérêts dans la région en cas d'attaque contre son territoire. 

"Le grand risque c'est que la maison blanche n'a pas de ligne claire : Trump déteste le régime iranien, déteste l'Iran, mais n'est pas un interventionniste. Pourtant autour de lui, il a des conseillers (John Bolton,conseiller à la sécurité nationale et Mike Pompeo, secrétaire d'État) qui prônent l'intervention et sont des va-t-en guerre déchaînés. Et on ne sait pas trop ce qui peut advenir dans les prochains jours" poursuit Laurent Nardon. 

"Si jamais une guerre se déclenchait véritablement dans la région, l'Iran est un adversaire formidable : c'est un pays armé, une population éduquée, estime-t-elle. Et la situation pourrait devenir problématique pour Israël. Peut-être un qu'un coup de fil du président israélien au président Trump a joué.

Laurence Nardon s'exprime aussi sur les futures élections présidentielles américaines en 2020, l'occasion aussi de revenir sur le lancement de la campagne de Donald Trump et les tensions entre les États-Unis et l'Iran.

  • Légende du visuel principal: Pendant la campagne de réélection de Donald Trump à Orlando, en Floride pour lancer officiellement sa campagne 2020 le 18 juin 2019. © AFP / MANDEL NGAN
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