L'écrivain est l'invité d'Eric Delvaux pour la parution de deux ouvrages, "Agent secret” aux éditions du Mercure de France, et "Légende" chez Gallimard.

Philippe Sollers publie deux ouvrages simultanément : le roman "Légende"(Gallimard) et un livre plus personnel, "Agent secret" (Mercure de France). Il compare la figure de l'écrivain à celle de l'agent secret. "Pour un écrivain, le déclic fondamental c'est de s'apercevoir que les adultes mentent. Comme un enfant qui se protège et devient un agent secret pour son propre compte, il se protège des adultes qui racontent n'importe quoi."

Écrire et publier, n'est-ce pas contradictoire pour un agent secret ? "La seule façon de passer inaperçu est d'être perçu constamment", répond Philippe Sollers.

Au cours de l'entretien, il évoque son enfance, le silence de son père qui "lui a beaucoup appris", les moments passés à écouter Radio Londres dans le grenier, son rapport à la mort. 

L'écrivain décrit la société actuelle comme "une société de l'indiscrétion générale" où la "discrétion est capitale"

"Il faut se soustraire à l'intrusion indiscrète de la société"

Cela signifie donc qu'il faudrait se taire même en cas de harcèlement, d'inceste ? Oui, répond l'écrivain. "L'abondance de références à la 'sessualité', comme dirait Queneau, est la dernière branche à laquelle essaie de se raccrocher une société en péril".

  • Légende du visuel principal: Portrait de l’écrivain Philippe Sollers qui publie deux ouvrages, "Agent secret” aux éditions du Mercure de France, et "Légende" chez Gallimard. © Maxppp / IP3 PRESS/Vincent Isore
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