Patricia Martin reçoit Stephan Eicher pour la création musicale "Moondog" en hommage au Viking de la 6e Avenue mort en 1999; c'est aux Nuits de Fourvière, Samedi 11 Juin, à 21h00 au Grand théâtre.

Stephan eicher
Stephan eicher © Radio France

En 1988 Moondog fait l’ouverture des Transmusicales de Rennes où il rencontre Stephan Eicher avec lequel il collabore à la fabrication de l’album My Place... Stephan raconte comment ils ont lié sympathie et travaillé ensemble...

Moondog
Moondog © Radio France

Manhattan, années 1960. Chaque jour, à l’angle de la 54e rue et de la 6e Avenue, se tient un homme aveugle à la stature impo­sante et à la barbe druidique, vêtu et casqué comme un viking. Chaque jour, il joue de la musique avec des percussions fabri­quées de sa main, déclame des poèmes. Simple excentrique, figure pittoresque ? Non. Louis Thomas Hardin, dit Moondog, est l’un des vrais génies de son temps. Et même un génie de tous les temps, prolifique et visionnaire, capable de relier Bach, le jazz et les rythmes amérindiens, d’écrire mini-symphonies, madrigaux, pièces pour piano, bricolages savants… Son art ? Un trésor rare accessible à tous, aussi unique qu’universel. Sa vie ? Une odyssée solitaire semée de rencontres – de Philip Glass à Charlie Parker (auquel il dédie Bird’s Lament , sa mélodie la plus connue), de Leonard Bernstein à Stephan Eicher. Un parcours hors norme achevé en Allemagne, au coeur de cette Europe dont il s’est tou­jours senti comme un enfant en exil. Au fil du temps, Moondog comptera parmi ses admirateurs Igor Stravinsky, Arturo Toscanini, Paul Simon, Frank Zappa, Janis Joplin, John Zorn, Sophie Calle, Damon Albarn, Jarvis Cocker, Philippe Starck, Antony Hegarty, Riad Sattouf… Décédé en 1999, il aurait eu 100 ans en 2016. C’est son oeuvre sans âge qui sera célébré aux Nuits.

à noter la sortie du livre d'Amaury Cornut "Moondog" aux éditions Le mot et le reste

livre moondog
livre moondog © Radio France

« The bridge ». C’est l’un des nombreux surnoms que s’était donné Louis Thomas Hardin au cours de sa vie. Il y avait « Moondog » évidemment. Mais si ce dernier était son nom de scène et celui avec lequel il signait ses partitions originellement composées en braille, « The Bridge » était son nom indien. Un nom qui le représentait, un nom qui mettait en avant l’une de ses caractéristiques : Moondog était un pont.

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