Patricia Martin reçoit ce matin

Julie Wolkenstein

qui vient de traduire de l'américain Ethan Frome, roman d'Edith Wharton* chez POL

Ethan Frome
Ethan Frome © Radio France

Les montagnes du Massachusetts à la fin du xixe siècle. Ethan Frome est un jeune homme pauvre qui aime les livres et rêve de voyages. Il a hérité d’une ferme et d’une scierie qui ne rapportent rien, épousé une vieille cousine hypocondriaque. Et, sans comprendre ce qui lui arrive, il tombe amoureux pour la première fois. En trois jours, sa vie va basculer. Même la mort ne voudra pas des héros de cette tragédie rurale, chef d’œuvre atypique d’Edith Wharton.

*Edith Wharton est née Edith Newbold Jones, à New York, en janvier 1862. Ses parents appartiennent à la haute société américaine de la côte Est, qu’elle mettra en scène dans de nombreux romans. Très jeune, elle séjourne en Europe, se passionne pour la littérature, mais aussi pour la philosophie et l’histoire, et publie un premier recueil de poèmes à seize ans. En 1885, elle épouse Teddy Wharton, dont elle divorcera en 1913. Ils n’auront pas d’enfant. En 1897, Edith collabore à un ouvrage consacré à la décoration intérieure. En 1902, elle s’installe à « The Mount », somptueuse maison qu’elle a fait construire près de Lenox, dans le Massachusetts, région où elle situera l’action d’Ethan Frome . Elle se consacre tardivement à l’écriture, publie une vingtaine de romans, (dont Le Temps de l’innocence qui remporte le prix Pulitzer en 1920), plusieurs recueils de nouvelles, une autobiographie. A partir de 1907, en partie pour s’éloigner de son mari, elle décide de venir vivre à Paris où elle fréquente Paul Bourget, Anna de Noailles, Gide, Cocteau. Elle est aussi l’intime d’Henry James, qui la surnomme « l’oiseau de feu », et qu’elle entraîne dans ses frénétiques voyages à bord des premières automobiles. Pendant la Grande Guerre, elle s’engage dans la collecte de fonds et multiplie les visites aux hôpitaux du front. Elle est décorée de la Légion d’honneur et faite, en 1928, première femme docteur honoris causa de l’Université de Yale. Elle partage les dernières années de sa vie entre Saint-Brice-sous-Forêt, près de Paris, et sa villa de Hyères. Elle meurt en juin 1937.

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.