"Extravagant ! C'est extravagant, non ?" L’expression revient souvent dans sa bouche, exprimant un sentiment permanent de curiosité, d'interrogation sur le monde et les choses.

Patrick Cohen et Michel Piccoli
Patrick Cohen et Michel Piccoli © Radio France / Anne Audigier

Michel Piccoli garde en lui une capacité d'étonnement presque enfantine qui force l'admiration. Comment fait-il ? Mystère. Cet état d'enfance lui a permis de traverser quelques décennies de cinéma, pas moins de six, et d’en parcourir tout le spectre... C'est par ces quelques mots admiratifs que Serge Toubiana présente la rétrospective Que la cinémathèque française (qu'il dirige) consacre à l'acteur en cette rentrée. 66 films à (re)découvrir, parmi les 200 dans lesquels il apparait.

60 ans de carrière en quelques lignes...

Après des débuts au théâtre, on le remarque dans les années 1950 chez Renoir (French Cancan), Pierre Chenal (La Bête à l’affut, Rafles sur la ville) avant qu’il ne s’impose définitivement la décennie suivante. Buñuel, qui le fait tourner dans La Mort en ce jardin en 1956, lui restera fidèle dans de nombreux films qui suivront (Le Journal d’une femme de chambre, Belle de jour, Le Charme discret de la bourgeoisie).

Godard lui confie un des rôles principaux du Mépris face à Brigitte Bardot.

Il devient le modèle de l’homme mûr dans des rôles pourtant différents chez Marco Ferreri (Dillinger est mort, La Grande Bouffe), chez Claude Sautet (Les Choses de la vie, Max et les ferrailleurs). Il y invente des personnages où, derrière une apparente quiétude, se cache le vertige de la folie.

Il compose par ailleurs, chez les grands poètes du cinéma contemporain (Manoël de Oliveira, Leos Carax), des figures inoubliables et incroyablement diverses. Michel Piccoli a aussi réalisé trois longs métrages particulièrement originaux.

La suite de l'interview est à écouter ici

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