Le film "Le Grand Bain" de Gilles Lellouche sortira sur les écrans le 24 octobre prochain. L'occasion pour nous de parler de l'histoire d'un sport artistique si particulier...

Alban Ivanov, Balasingham Thamilchelvan, Benoît Poelvoorde, Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, sur le tournage du film "Le Grand Bain" de Gilles Lellouche
Alban Ivanov, Balasingham Thamilchelvan, Benoît Poelvoorde, Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, sur le tournage du film "Le Grand Bain" de Gilles Lellouche © AFP / Copyright StudioCanal

C'est un peu avec Hollywood que la natation synchronisée apparaît. La magnifique nageuse Esther Williams lança en effet la mode de cette chorégraphie aquatique dans le film de Georges Sydney Le Bal des sirènes en 1944.

Mais avec le réalisateur Gilles Lellouche, c'est une équipe de mecs qui dansent en rythme dans l'eau... celui-ci nous raconte cette expérience originale avec Julie Fabre, coach de l'équipe nationale féminine et qui a conseillé l'équipe du film et ses acteurs. 

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JUKEBOX : Natation synchronisée

Dès la bande-annonce du Grand Bain (Gilles Lellouche, 2018), la question est posée : sur quelle musique allez-vous nager ? Le choix d'une musique en natation synchronisée n'est pas anodin. Il doit s'accorder avec le thème de la chorégraphie et aussi à des référents culturels.  

Si l'on retrouve toujours les grands ballets classiques, traditionnellement choisis par les délégations des contrées est-européennes, ces derniers sont en perte de vitesse. En effet, les rythmiques sont moins marquées et il est souvent difficile pour les nageuses ou nageurs de les suivre sous l'eau. Néanmoins, il ne se passe pas une compétition sans un bon vieux Lac des Cygnes.

Avec l'émergence de la pop culture, des artistes comme Elton John et Michael Jackson ont fait leur entrée dans les piscines. C'est aussi le meilleur moyen de se mette le public dans la poche.  

Les musiques de films s'avèrent souvent être un choix judicieux et consensuel. Néanmoins, certaines fédérations n'hésitent pas à prendre des risques : le duo de nageuses russes aux JO de 2012 proposaient, au grand bonheur des hipsters, la musique du film d'horreur de 1977 de Dario Argento : Suspiria.  

Dans un autre registre, pour les JO de 1996, l'équipe de France avaient préparé une chorégraphie sur le thème du... Holocauste, avec la musique du film La Liste de Schindler. Il fallu l'intervention du Ministre des Sports, Guy Drut, quelques semaines avant la compétition pour annuler ce programme qui risquait de ne pas faire l'unanimité.

(par Loïc Saulnier)

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