Deux livres pour parler de la Grande guerre aux enfants : "On nous a coupé les ailes", de Fred Bernard paru chez Albin Michel jeunesse, à partir de 8 ans, et "Mon père est parti à la guerre" édité chez Gallimard jeunesse à partir de 10-11 ans.

Mon père est parti à la guerre
Mon père est parti à la guerre © Radio France
Nous sommes à Londres, un 28 juillet 1914,**le jour de l’entrée en guerre de l’Angleterre.** C’est aussi un grand jour pour Alfie qui fête ses 5 ans. Dans son souvenir ce jour restera un instant heureux et triste à la fois. Parce qu’il reçoit de fabuleux cadeaux mais triste aussi car ce jour-là, les hommes se regroupent dans la rue pour parler de ce qu’ils appellent leur devoir. Le lendemain matin, la porte de la maison s’était ouverte et un soldat était entré : comment se faisait-il qu’un soldat entrait chez eux sans frapper ? Alors, il a retiré son casque et Alfie se rend compte qu’il ne s’agit pas du premier soldat venu : c ‘est **Georgie** , son père.
On nous a coupé les ailes
On nous a coupé les ailes © Radio France
Dans cet album, c’est le parcours d’un jeune homme, René Nicolas, que les lecteurs découvrent. Chapitre après chapitre, nous naviguons entre ses souvenirs d’enfance et ses souvenirs de soldat. En août 1899, René est encore un petit garçon qui fait les 400 coups avec ses frères, sa sœur et son cousin Firmin : > **_Sous nos yeux écarquillés, le gros crapaud gris à qui nous faisions fumer une cigarette vient d’exploser comme une baudruche et on éclate de rire ! Nous ravalons notre salive quand la cloche du village sonne quatre heures. (…) Avec de la limonade bien fraîche et une tarte aux pommes dans le ventre, On n’a peur de rien._** Mais ce que René aime par-dessus tout, c’est passer son temps le nez en l’air à observer tout ce qui vole : oiseaux, papillons, libellules. Alors, bien sûr les débuts de l’aviation le font rêver. Sans transition, le chapitre suivant nous plonge dans les tranchées d’octobre 1914, où l’estomac presque vide, René décrit sa vie de soldat dans la Marne dans les lettres qu’il envoie à sa mère. > **_A perte de vue, de la boue et des cadavres, des chevaux gonflés par la putréfaction, des ballons d’observation éventrés par les explosions, des villages rasés et des arbres noirs ébranchés. Les officiers parlent déjà de centaines de milliers de morts. On dit aussi que le premier combat aérien vient d’avoir lieu, près de Reims. Entre un aéroplane Voisin et un Aviatik allemand. C’est le français qui a gagné !_**
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