Les trous noirs, les astres les plus extrêmes que la science moderne connaisse.

Black hole against starfield, artwork
Black hole against starfield, artwork © Getty / PASIEKA

Depuis quand connait-on l’existence des trous noirs? 

Dans leur formulation moderne, depuis le 20 ème siècle. Mais l’idée d’un astre duquel aucune lumière ne pourrait s’échapper date d’il y a bien plus longtemps que cela. Le premier à en avoir suggéré l’existence s’appelle John Michell, c’était en 1783.

Beaucoup le considèrent aujourd’hui comme étant le seul penseur digne de ce nom ayant professé à l’Université de Cambridge durant le siècle qui suivit la mort de Newton.  

En 1687, Newton avait publié un livre intitulé "Principes Mathématiques d’une Philosophie Naturelle". Dans cet ouvrage, probablement un des plus importants de l’histoire de l’humanité, Newton avait d’une certaine manière créé un nouveau langage, mathématique, qui permettait de parler des lois de la nature. Grace à ce langage, on pouvait désormais calculer l’attraction gravitationnelle qu’exerce n’importe quel objet sur un autre objet. Y compris la lumière, car Newton avait postulé que la lumière, cette même lumière que nos yeux perçoivent, était faite de petites particules.

Cent ans plus tard, Michell tira une conséquence extraordinaire de cette idée, qui fut lue à la Royal Society de Londres, le 27 novembre 1783. C’était un paragraphe anodin à l’intérieur de son texte, dans lequel rien n’était développé.

Michel y supposait, comme Newton, que la lumière est faite de particule, et donc qu’elle devrait elle être affectée par la gravitation comme toute particule digne de ce nom.

D’après lui, une particule de lumière émise par une étoile devait donc être ralentie.

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