Elles sont faites de petites perturbations de l’espace et du temps, et devraient nous permettre de voir ce que nous n’avons jamais vu jusqu’à présent.

Conceptual image of gravtitational waves
Conceptual image of gravtitational waves © Getty / MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRARY

Nous savons depuis 100 ans, grâce à Einstein, que notre univers possède une sorte de tissus de fond qui, lorsqu’il se déforme, crée la gravitation, la force qui nous maintient à la surface de notre monde. Ce tissus, c’est l’espace temps. Il est fait d’espace et de temps et il remplit tout, dans toutes les directions.

C’est un peu comme si notre univers tout entier était fait d’une sorte de fluide, un fluide qui ne serait pas de l’eau mais de l’espace et du temps.

Maintenant, si vous mettez quelque chose à l’intérieur de ce fluide, disons deux étoiles qui se tournent autour, alors le fluide devrait être un peu perturbé. Dans l’eau, l’équivalent serait, disons, deux boules bien grosses qui se tournent autour. Un pareil mouvement crée, dans l’eau, une petite vague de pression que l’on peut détecter.

C’est pareil dans l’univers. Deux astres massifs qui se tournent autour créent une petite vague dans l’espace-temps. Une vague qui se propage à la vitesse de la lumière. Cette vague, c’est ce que l’on appelle une onde gravitationnelle.

On sait que ces ondes existent depuis la fin des années 1980, mais on n’avait jamais réussi à les détecter directement. Leurs effets sur le monde sont bien trop minuscules.

On parle d’une légère variation des distances et de l’écoulement du temps. Si une onde gravitationnelle vous traverse dans le bon sens, vous allez devenir un peu plus grand, puis un peu plus petit, avant de retrouver votre taille après quelques oscillations. Il y a d’ailleurs de grandes chances que de telles ondes vous traversent, là, maintenant, mais elles sont tellement minuscules que cela ne change rien à rien.

Pour pouvoir en détecter, il faudrait que leur source soit vraiment très puissante, et/ou pas trop lointaine.

Et c’est là qu’interviennent les trous noirs, n’est-ce pas ?

Eh oui. Et c’est bien de telles ondes, créées par la collision de deux trous noirs, qui ont été détectées depuis un an.

Sur Terre, quand deux objets se rentrent dedans, en général, cela augmente leur température et ils fondent. En gros, l’énergie de la collision se transforme en grande partie en chaleur.

Mais les trous noirs, eux, déforment tellement l’espace et le temps autour d’eux qu’une partie de leur énergie est éjectée sous forme d’ondes gravitationnelles, des vagues dans le tissus de l’univers, des vagues qui filent à la vitesse de la lumière pour aller déformer, le temps de leur passage, tout se qui se trouve sur leur chemin.

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