Cellule
Cellule © nobeastsofierce@Fotolia

Le premier problème que l’on rencontre en étudiant l’histoire et l’origine de la vie sur Terre, est de réussir à définir ce qu’est la vie. En général, on imagine quelque chose qui est capable de se nourrir de son environnement pour grandir et bouger. Le feu répond à cette définition. Pourtant, le feu n’est pas vivant. Et ce n’est qu’un exemple parmi des centaines : chaque fois que l’on essaie de définir la vie, on peut trouver des contre-exemples.

Parler de la vie est tellement difficile, que certains chercheurs sont allés jusqu’à abandonner l’idée d’en donner une définition. Mais on peut au moins dire qu’un organisme qui, par une chimie complexe, arrive à absorber la matière qui l’entoure pour fabriquer, d’une manière ou d’une autre, des copies de lui-même, est probablement vivant. Voyez comme je prends des pincettes…

Quoi qu’il en soit, même si définir la vie est compliqué, on sait aujourd’hui comment elle fonctionne, du moins sur Terre. Sur notre planète, toutes les formes de vie connues sont faites à bases de cellules , des sortes de petites poches remplies d’eau et renfermant tout ce qu’il faut pour absorber des aliments extérieurs et les transformer en énergie, pour expurger les déchets, et pour se reproduire.

Tous les types de vie seraient alors identiques ?

Pas dans leur forme, bien entendu. Une algue et un éléphant sont très différents. Mais dans leur fonctionnement, oui.

En fait, nous connaissons trois types de cellules qui, si on laisse les virus à part, englobent toute la constellation du vivant sur Terre. Ce sont les archae, les bactéries et les eucaryotes .

Les eucaryotes sont des organismes dont les cellules ont un noyau. Les humains, les animaux, les plantes et les champignons font tous partie de cette famille.

Les bactéries, elles, n’ont pas de noyau tandis que les archae, qui vivent souvent dans des endroits extrêmes (comme dans de l’eau acide, dans des milieux très chaud, très froid, très salés ou même radioactifs), sont un peu un entre-deux.

Nous ne savons pas vraiement comment toutes ces formes de vie sont apparues sur Terre, mais il semblerait qu’à peine 50 millions d’années après la solidification de la surface de notre planète, la vie était là. Ce n’étaient pas des arbres ou des lions, bien entendu, mais des organismes microscopiques.

La question qui taraude les scientifiques (et le public) est donc la suivante : comment des atomes fabriqués dans des étoiles ont-ils fait pour se rassembler en molécules, puis en organismes capables de se reproduire ?

Ces molécules, ou ces organismes sont-ils venus de l’espace, portés par les météorites qui ont matraqués la Terre dans son enfance ? Se sont ils assemblés ici, sur Terre, au fond des océans, près de cheminées volcaniques sous-marines ? La recherche nous le dira probablement un jour, peut-être bientôt.

La technologie commence tout juste à nous permettre de regarder ce qui se passe dans le ciel de planètes tournant autour d’étoiles, qui ne sont pas le Soleil. Si l’on découvre, d’une manière ou d’une autre, que la vie ailleurs est basée sur la même chimie que chez nous, alors la thèse de l’origine spatiale de la vie serait privilégiée.

Mais d’autres chercheurs tentent aussi de reconstruire, dans leurs laboratoires, les conditions qui existaient sur Terre il y a quelques 3,5 milliards d’années pour voir si la vie a pu y apparaître spontanément.

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