Aménagement intérieur, logement évolutif, prise en compte des personnes âgées...à la lumière de son baromètre annuel sur la qualité de vie à la maison, l'association Qualitel dévoile les attentes pour améliorer les logements de demain.

Logement : les Français à la conquête de l’espace
Logement : les Français à la conquête de l’espace © Getty / Boris SV

Les Français ont besoin d’espace. Comme le révèle l’étude de l'association Qualitel, ils sont à la conquête de l’espace. Ce n’est pas une question de confort ou d’agrément, mais bien de s’adapter aux nouveaux modes de vie. Il y a d’ailleurs un décalage entre la réalité des logements, les besoins et les attentes.

4 familles sur 10 qui vivent en appartement ne disposent pas d’une chambre par enfant, alors que c’est l’espace qui est jugé le plus indispensable

Ensuite, près de la moitié des foyers avec des revenus modestes n’a pas assez de place dans sa cuisine pour y installer un lave-vaisselle. Ou même un bac de tri sélectif. 

Le télétravail…d’accord mais encore faut-il pouvoir. 4 Français sur 10 n’ont pas de bureau ou de coin bureau. Plus d’un tiers des interrogés estime que son logement n’est pas adapté au télétravail

Et puis l’appartement est le plus souvent un choix par défaut : 58% des habitants d’appartement aimeraient habiter une maison

Quel a été l’impact du confinement ?

Le confinement a été un révélateur du besoin d’espace. Les envies de jardin, de terrasse...bien sûr mais les Français qui disposent du moins d’espace (les moins de 35 ans, généralement les couples avec bébés) sont ceux qui ont connu le plus de moments de tension pendant le confinement. D’ailleurs, les habitants de studios sont deux fois plus nombreux que le reste de la population à avoir eu envie de déménager pendant le confinement.

Avec l’évolution de nos modes de vies, quelles sont les pistes pour améliorer les logements de demain ?  

Selon l’étude, l’habitat de demain doit être doit être, plus pratique, transformable, adapté aux différents âges de la vie. 

En matière d’aménagement, la pièce à vivre doit être ouverte sur la salle à manger et la cuisine.  

Le logement évolutif est plébiscité. La possibilité d’ajouter ou enlever une cloison, faire évoluer la destination d’une pièce...
Très attendu également avoir plus de capacités de rangements. Le logement de demain devra intégrer ce qui apparaît comme une priorité. Par exemple recommencer à construire des caves dans les immeubles. C’était la norme dans les immeubles anciens et ça ne fait plus partie des standards actuels.

Et puis, c’est paradoxal, les Français grandissent et au fil du temps, dans les constructions récentes, la hauteur sous plafond diminue. Si la taille moyenne des Français a pris 7 cm depuis 60 ans, la hauteur sous plafond des appartements a perdu 27 cm en 60 ans. Une donnée qu’il faudra prendre en compte dans les prochains PLU (plan locaux d’urbanisme), comme le souligne Antoine Desbarrières, le directeur de Qualitel : 

Les logements aujourd’hui doivent avoir au minimum une hauteur sous plafond de 2, 50 mètres. Cela doit avoir un impact en terme d’urbanisme et les élus locaux doivent s’en saisir pour faire évoluer les PLU, pour redonner de la hauteur et du gabarit dans les constructions pour que finalement par rapport aux surfaces constructibles, au coût de construction, on puisse s’en sortir .

Construire plus haut donc mais aussi bien vieillir à domicile.  L’étude met en avant un souhait :  adapter son logement aux personnes âgées. Bien vieillir à domicile est aussi une question d’aménagement intérieur : Ca veut dire faire attention à la présence d’escaliers, de marches mais aussi adapter, transformer la salle de bains. Il faut pouvoir adapter son logement aux contraintes de l’âge tout en restant chez soi.

Un sacré défi est devant nous : en 2050, 20 millions de Français auront plus de 65 ans. 

Aller plus loin 

Association Qualitel 

Etude qualité de vie à la maison édition 2020 

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