Tous les jours depuis le début du confinement, Zoé Varier promène sa chienne, Yoko, dans les rues de Malakoff, en banlieue parisienne. Cette promenade quotidienne est l'occasion de rencontres, avec ses voisines et ses voisins qui, dans la rue ou depuis leur balcon, racontent leur quotidien chamboulé.

La balade de Yoko, épisode 1

Comme un avant-propos au premier numéro de ce nouveau rendez-vous hebdomadaire dans le grand carrefour de la mi-journée sur France Inter, Zoé Varier a rédigé un texte de présentation.

Yoko, c'est une chienne, c'est ma chienne.

J'ai donc un chien. Qui s'appelle Yoko, que je promène chaque jour, mais, depuis le début du confinement, je dois avouer que je la promène bien plus longtemps qu'avant. La balade de Yoko, c'est mon bol d'air, ma respiration. C'est devenu le nom de cette chronique depuis que j'ai décidé de prendre un magnéto avec moi quand j'arpente les rues de Malakoff avec Yoko. J'enregistre les personnes que je croise sur mon chemin : des petites filles qui viennent de s'acheter un goûter et qui ont peur que Yoko ne mange leurs gâteaux, une assistante maternelle qui commence le ramadan, ma mère qui sort de chez elle, une amie qui vient de rendre visite à sa vieille tante en EHPAD, mon voisin qui tourne en rond...

Cette semaine j'ai croisé une voisine à laquelle je n'avais jamais parlé avant le confinement, des hommes parlant d'huile de coco, de soin du corps et de masques solidaires, une vieille dame coquette et une femme qui voyage dans son intérieur comme dans un pays étranger.

La semaine prochaine, il sera question d'hippopotames, d'un vieux monsieur toujours assis au même coin de rue et de l'une des libraires de Malakoff, qui essaie d'imaginer la librairie de l'après.

À chaque balade, chaque lundi, de nouvelles rencontres. La balade de Yoko fait le portrait en creux de notre société confinée.

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