À Montataire dans l’Oise, les salariés de Still-Saxby croyaient leur usine sauvée et leurs emplois préservés. En 2005, ils avaient approuvé à 70% le retour aux 39 heures, censé éviter la délocalisation en Pologne et pérenniser le site. En 2006, le rachat de l’usine par le groupe Kion, propriété de la banque Goldman Sachs et du fonds de pension KKR, devait aussi permettre à l’usine de perdurer.

Pourtant en 2011 la direction annonce la fermeture de l’usine. Car derrière ce rachat se cachait un LBO, une opération de leverage buy-out qui offre à des groupes financiers de juteuses plus-values par un système de "rachat par endettement", mais en réalité pèse sur le devenir des entreprises et des emplois. Un montage financier qui concerne 5 000 entreprises et 2,5 millions de salariés en France.

Comment fonctionnent ces opérations spéculatives ? Et comment lutter contre ces LBO ? Une loi est-elle possible ? Des réponses avec Fiodor Rilov , avocat spécialisé en droit du travail et Dominique Plihon , « économiste atterré » et porte-parole d’Attac.

Le second volet d'un reportage de Gaylord Van Wymeersch .

Programmation musicale

  • De gauche mais pas trop , par Les Grandes Bouches

  • Complices , par Gnawa Diffusion

À lire

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le site du collectif LBO, qui lutte contre ces opérations financières.

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