Cornélius Castoriadis
Cornélius Castoriadis © radio-france

On disait de lui qu’il était un « veilleur, éveilleur de la pensée ». Un dissident essentiel qui n’a jamais sombré dans le renoncement esthète, encore moins dans le cynisme qui veut que « tout se vaut, tout est vu, tout est vain ». Au contraire, dans cet entretien réalisé le 25 novembre 1996, Cornélius Castoriadis dénonce avec force cette élite politique réduite à appliquer l’intégrisme néolibéral. Il souligne aussi la responsabilité du « citoyen » que la précarité désengage de l’activité civique.

« Je suis un révolutionnaire favorable à des changements radicaux, disait-il quelques semaines avant sa mort. Je ne pense pas que l’on puisse faire marcher d’une manière libre, égalitaire et juste le système français capitaliste tel qu’il est. »

Criant de vérité.

Quelques livres de Cornelius Castoriadis - "Une société à la dérive. Entretiens et débats, 1974-1997" (Points - 13 janvier 2011) - "Démocratie et relativisme. Entretiens avec le MAUSS" (Mille et une nuits - 3 février 2010) - "Histoire et création. Textes philosophiques inédits, 1945-1967" (Seuil - 2 avril 2009) - "L’imaginaire comme tel" (Hermann - 5 juillet 2008) - "La montée de l’insignifiance." dans "Les carrefours du labyrinthe, volume 4." (Points - 11 janvier 2007)

Programmation musicale :

  • "Se reposer ou être libre", de Fred Alpi

  • "Des réponses à vos questions", de Rocé

  • "Nous sommes le pouvoir, ensemble", de Colette Magny
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