Il prend le métro et il aime le tango. Un pape si simple, si proche des pauvres. Les médias s'agenouillent, les fidèles exultent. Le pape François fait l'unanimité. Ou presque. On a vite étouffé la controverse sur son silence durant la dictature et son attitude envers des prêtres jugés trop à gauche et qui furent arrêtés et torturés. Son silence alors que l'Eglise catholique d'Argentine collaborait étroitement et justifiait et bénissait des tortionnaires inspirés par des militaires français.

Le silence. « Il silencio ». Un silence en forme de tâche et d'ombre au tableau représentant ce bon pape si près des pauvres. Des pauvres qui sont l'objet de sa compassion et de sa bonté. Objet. D'autres voulaient que ces objets deviennent sujets, et ceci au sein même de l'Eglise. Que l'émancipation des opprimés soient l'œuvre des opprimés eux-mêmes. Ce courant dissident fut combattu mais résiste, c'est celui de la théologie de la libération, qui peut se résumer dans la fameuse formule de l'évêque brésilien Dom Helder Camara: « Si je nourris un pauvre, on me dit que je suis un saint. Si je demande pourquoi le pauvre n'a pas de quoi se nourrir, on me traite de communiste »Enquête Antoine Chao, Giv Anquetil, Daniel Mermet.

Programmation musicale

  • Mercedes Sosa : "Todovia cantamos"

  • Cuarteto Cedron : "Cantate ruidos"

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