La marque Eléphant est née à Marseille en 1896. En 1972, elle passe dans les mains d’Unilever. En 2012, elle pourrait revenir entre celles des Fralib.

Dans cette histoire, le conditionnel est de rigueur. Parce qu’après maintes déconvenues et désillusions, les salarié(e)s de l’usine de Gémenos ont appris à être prudents. Parce que les réponses du gouvernement se font, là encore, attendre.

Usine de Géménos
Usine de Géménos © olivier perriraz

En attendant de refaire démarrer l’Eléphant sous forme de société coopérative, les Fralib s’organisent. 745 jours qu’ils « occupent » l’usine. Ou plutôt qu’ils veillent à ce qu’on ne leur enlève pas leur outil de travail après leur avoir enlevé leur emploi. Alors, comme s’ils allaient au boulot, ces femmes et ces hommes tournent en 3/8, se relayant nuit et jour sur le site par équipe de dix ou de quinze.

Parallèlement, les salariés ont mené de nombreuses actions au cours de la lutte – qui n’est toujours pas terminée ! – notamment des réquisitions de produits Unilever dans les supermarchés de la région et le lancement d’un boycott de la marque Lipton. Inscrivant ainsi leur combat dans la durée en façonnant ce projet de reprise alternative. Un projet fondé sur la certitude que Fralib (Française d’alimentation et de boissons), sa marque historique l’Eléphant et les compétences de ses ouvriers, ont un avenir…

Remerciements pour leur témoignage à Olivier Leberquier, Gérard Cazorla, Omar Dahmani et à Yves Baroni.

Merci aussi à Hervé, Marc, Rim et Babette, à Jean-Mi le cuistot, Henri et Ammar

Et à tous les autres salariés Fralib en lutte que l'on retrouve demain dans le deuxième volet de ce reportage Fralib, dans grève il y a rêve... de Gaylord Van Wymeersch.

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Programmation musicale :

  • On lâche rien, de I AM

  • Tout le monde, par Dupain

  • Lo Chin Na Na Poun avec Manu Terrron et Daniel Malavergne
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