Il se prononce pour la paix et contre la guerre, pour le bien et contre le mal. Il aime les pauvres et il le montre partout, le monde entier l'acclame, chacun se précipite pour être avec lui sur la photo, même Patti Smith l'adore.

Mille milliards d'images enthousiastes. Mais aussi quelques-unes un peu gênantes. Dès l'élection du nouveau pape, le 13 mars en Argentine, au tribunal de Cordoba, quarante anciens militaires et généraux poursuivis pour des crimes commis durant la dictature, sont arrivés au tribunal en arborant au revers de leurs vestes des cocardes pour saluer l'élection du pape François, Jorge Bergoglio. Des amis qui gâchent un peu la fête et fâchent tous ceux qui se décarcassent pour faire oublier le passé de ce si bon Pape. Il y a ces documents et ces témoignages accablants sur son attitude envers des prêtres dont il avait la responsabilité et qui furent arrêtés et torturés, et ensuite, après la dictature, devenu archevêque de Buenos Aires, jamais il n'a remis en cause la collaboration de l'Eglise à la dictature, refusant de témoigner devant les tribunaux alors que les familles des victimes espèrent vérité et justice.

Une question se pose, êtes-vous d'accord pour accepter cette « complicité par omission » de la part de l'une des plus hautes et des plus influentes autorité morale ?

Enquête Antoine Chao, Giv Anquetil, Daniel Mermet.

Programmation musicale :

  • Victor Jara : "Camillo Torres"

  • Catulo Castillo : "Maria"

Répondeur de l'émission :

Marion Dupas attend vos messages au 01 56 40 37 37

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