Sidi Bouzid
Sidi Bouzid © / Niqie

Là-bas aujourd'hui la lutte est contagieuse, en Tunisie. Mais aussi ici, à Rueil-Malmaison où les salariés de Goodyear, avec ceux de PSA, d'ArcelorMittal, de Sanofi et beaucoup d'autres continuent le combat contre la destruction programmée des emplois et le gouvernement socialiste et sa politique d'impuissance. Chômage, précarité, inégalité, c'est la cause majeure de la révolution tunisienne et là aussi le gouvernement fait le choix de l'impuissance.

Un exemple ? Qu'en est-il de la fortune nationale volée par le surnommé Ben Ali Baba et les 40 voleurs ? Des milliards d'Euros détournés par une kleptocratie rapace, alors qu'à Sidi Bouzid d'où tout est parti il y a deux ans, rien n'a changé. A Tunis, une vente aux enchères publiques d'objets confisqués dans les palais de l'ancien ami de la France, rapportera quelques millions d'Euros. Une goutte d'eau par rapport aux milliards envolés.

Pour se redonner du courage, on se répète le mot fameux « LE PEUPLE VEUT », les vers du poète Abou Al Kacem Al Chabi repris dans l'Hymne national :« Lorsque un jour Le PEUPLE VEUT vivre

Force est pour le Destin de répondre

Aux ténèbres de se dissiper

Aux chaînes de se rompre. »

On pourrait reprendre ça en chœur devant le siège de Goodyear ?Reportages Antoine Chao, Giv Anquetil, Daniel Mermet.

Statue en hommage à Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid
Statue en hommage à Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid © / Giv Anquetil

Programmation musicale :

  • Malex : "Music of the revolution"

  • Fami DFK : "Revolution"

  • Amina : "Allah ya moulena"
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