Les Fralib occupent leur usine de Gémenos
Les Fralib occupent leur usine de Gémenos © olivier perriraz

Ce projet de Scop a reçu l’appui de plusieurs collectivités locales. Mieux, Jean-Pierre Jouve, ancien directeur général adjoint de Lustucru, a, un temps, déclaré être prêt à y investir 15 millions d’euros. Autre piste : quand la communauté urbaine de Marseille s'est engagée à acheter les terrains du site de Gémenos et récupérer les machines pour un euro symbolique.

Oui, mais. Le 28 août dernier, la CGT se voit obligée de demander la suspension de cette vente jusqu’à ce que le syndicat soit assuré que c’est bien la totalité du parc des machines qui reviendrait à la communauté. Méfiance, méfiance…

De la méfiance, les Fralib devraient encore en faire preuve, ce mois-ci. Le « plan de sabotage de l’emploi » concocté par Unilever, va être examiné pour la troisième fois en deux ans par la cour d’appel d’Aix-en-Provence. En première instance, une « lettre d’observations » sur ce PSE, émanant de l’inspection du travail, avait fait défaut aux « Fralibiens ». Et pour cause. Selon la CGT, cette dernière aurait été « bloquée » par Xavier Bertrand en personne, alors ministre du Travail.

Une complicité durant l’ère sarkozyste qui semble avoir été rompue par le nouveau pouvoir.

Méfiance, encore et toujours, pourtant. Et si cela n’était pas le cas, les Fralib ont encore quelques coups dans leur manchette. Comme cette pétition demandant une reprise de l’activité industrielle et couverte de milliers de signatures. Trois à la minute recueillies régulièrement devant les supermarchés de la région. Sans oublier le boycott des produits Lipton…

Dernier volet de ce reportage de Gaylord Van Wymeersch .

Programmation musicale :

  • boucle musicale Socalled

  • Chômage, par les Grandes bouches

  • Univoleur, des Red Lezards

  • Feniant e Gromand, de Patrick Vaillant

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"Regardez-moi ce travail !
"Regardez-moi ce travail ! © culture@fol22.com
Festival sur le travail
Festival sur le travail © la ligue de l'enseignement 22

Festival « Regardez-moi ce travail ! »

Du12 au 20 octobre à Saint-Brieuc

Organisé par la Ligue de l'enseignement 22

Le temps de travail représente 1600 heures annuelles, soit environ 63 000 heures réparties sur 40 ans de vie professionnelle, inscrites dans les 700 000 heures d’espérance de vie.

L’importance du travail dans nos vies, tant sur le plan quantitatif que pour l’importance qu’il prend dans les préoccupations de chacun, impose aux Littératures de l’engagement de se pencher sur les représentations qu’il génère.

Les regards d’auteurs, de sociologues et de médiateurs du livre et de la lecture permettront de s’intéresser également à la présence des livres et de la littérature dans le monde du travail.

Comment le monde du travail, ses acteurs et les mutations socio-économiques sont-ils perçus en littérature ? Comment des textes engagés, la présence d’auteurs au sein d’entreprises, les bibliothèques sur site ou les prix littéraires inter-salariés constituent-ils les liens ténus mais persistants que le monde du travail entretient avec le domaine du livre ?

Vous trouverez également le détail du festival surhttp://regardezmoicetravail.wordpress.com/ et surwww.fol22.com

A ne pas manquer !

Congo : adieu l’enfer

De Marlène Rabaud et Arnaud Zajtman

Arte Geie / Esprit libre productions (Belgique 2012)

Diffusion sur Arte le samedi 13 octobre à 18h35

En exil à Brazzaville, Antoine, un ancien détenu congolais, nous offre un témoignage précieux : pendant des mois, il a filmé clandestinement le terrible prison-mouroir de Kinshasa, avant de s’en évader, déguisé en femme, après dix longues années de détention.

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