"Non, les anciens de l'OAS ne regrettent rien"
"Non, les anciens de l'OAS ne regrettent rien" © Radio France / S. Mercier / LDH Toulon

« Toujours avec la même haine, le ton méprisant, on nous taxe de nostalgiques de l’Algérie française. Est-ce que la Shoah ou le wagon des Milles sont de la nostalgie ? Est-ce que le génocide d’un million et demi de nos amis Arméniens, c’est de la nostalgie ? » Après Marignane, Perpignan, Béziers, c’est au tour d’Aix-en-Provence de voir inaugurer une stèle en l’honneur des « martyrs de l’Algérie française ». C’était la semaine dernière.

Une nouvelle guerre des mémoires où le nom de l’OAS n’est jamais prononcé, mais dont ses membres sont pourtant omniprésents lors de ces cérémonies.

Une bataille des stèles qui se retrouve devant les tribunaux administratifs pour « apologie publique ». Comme à Marignane où, après trois années d’une bataille acharnée, le tribunal administratif de Marseille a ordonné le démantèlement de la stèle car « susceptible de manquer de respect aux familles des victimes d’activistes de l’OAS et de heurter certains usagers du cimetière. »

Troisième volet de cette série de Charlotte Perry .

Programmation musicale :

  • Jean-Pax Mefret : "Le Poulpe"

  • Reine Paulet : "Alger"

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Pour aller plus loin :

  • Y’a bon les colonies ? La France sarkozyste face à l’histoire coloniale, l’identité nationale et l’immigration », d'Alain Ruscio, aux éditions Le Temps des Cerises, février 2011, 230 pages, (16 €).
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