On pensait la chasse à courre en déclin. Il n’en est rien. Le nombre d’équipage est passé de 218 en 1914 à 441 en 2001. Une spécificité française quand on sait que cette pratique a été interdite en Allemagne, en Belgique et même en Angleterre, un pays où la révolution n’a pas bouleversé la grande propriété foncière. La Révolution, nous y voilà. Epoque charnière française, elle l’est aussi dans cette pratique. Si la hiérarchie sociale se donne à voir dans le décorum, la chasse à courre devient un spectacle où tous accourent.

La chasse à courre
La chasse à courre © Jean-Louis Marie - Rallye Tempête Manifestations

En 1993, les Pinçon-Charlot s’étaient penchés sur cet « entre-soi » si particulier. Dans leur ouvrage La chasse à courre. Ses rites et ses enjeux (Payot et Rivages), ils avaient conclu à un résumé de la scène sociale française. Ils avaient même parlé d’une « démocratisation » de la vénerie. Un rôle d’intégration et d’unification des classes sociales fort utile pour rétablir en temps voulu un rapport paternaliste entre maîtres et domestiques ? Un reportage d’Anaëlle Verzaux.

Remerciements à Baudouin de Saint-Léger, Pierre-François et Marie-Hélène Prioux et tous les membres de l'équipage Rallye Tempête.

Merci aussi à Monique et Michel Pinçon-Charlot.

...........................................................................................................................................................

Programmation musicale :

  • Les 80 chasseurs, air traditionnel par le choeur du "'Lapin Agile"

...........................................................................................................................................................

Bibliographie :

  • La chasse à courre. Ses rites et ses enjeux, MM Pinçon-Charlot, éd. Payot et Rivages, 1993, Paris.
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.