Ouvrière du textile
Ouvrière du textile © Daniel Mermet

C’était en 2006 et en l’espace de quelques minutes, l’embrasement d’une chaudière enflammait dans son entier l’usine textile KTS, dans la province du Chittagong. Un millier d’employées travaillaient lors de l’incendie. Quatre-vingt ont été hospitalisées et près de cent ont été portées disparues.

Ce week-end le scénario s’est reproduit dans l’usine Tazreen Fashion. Mais cette fois, au moins 110 ouvrières sont décédées prises au piège des flammes.

Perdre sa vie à la gagner. Pour le compte de Walmart, H&M ou encore C&A… Un slogan chez nous qui a déplacé 5 000 ouvriers du textile dans les rues de Dacca, la capitale du Bangladesh.

Les 3,5 millions d’employés de ce secteur ne rêvent pas de l’impossible, ils demandent juste l’amélioration de leurs conditions de travail et des hausses salariales.

Hier, pour éviter un autre embrasement, social celui-là, un comité d’urgence a posé le salaire mensuel de 1 662 taka (23 dollars) à 3 000 taka (43 dollars).

Une nouvelle diffusion d’un reportage au Bangladesh de Giv Anquetil et Daniel Mermet .

En souvenir de Korshed Alam, journaliste activiste, rencontré à Dacca.

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Programmation musicale :

  • Kholo Kholo Kholo, Go Aankhi

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Autour du thème :

L'association Peuples solidaires lancent une pétition contre les conditions de travail des ouvrières du textile au Bangladesh : http://www.peuples-solidaires.org/appel-urgent-354_bangladesh-gap/

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A voir :

  • Why poverty ? La pauvreté - un défi pour l'humanité, jusqu'à demain sur Arte, 8 documentaires diffusés en simultané à travers le monde sur 70 chaînes de télévision. Toutes les infos sur le www.arte.tv/whypoverty
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