Une jeune professeure de français passionnée, Agathe Fortin, décide d'inscrire ses quatre élèves en difficulté à une concours d'éloquence. C'est la première fois que l'on croit en eux...

On connaît tous des gens qui ont été profondément marqués par l’un de leurs professeurs. Leurs points communs sont souvent, au-delà de l’intérêt pour la matière qu’ils enseignent, une grande pédagogie ainsi qu’une bienveillance profonde à l’égard de leurs élèves. Mme Fortin, la trentaine, professeure de français, fait partie de cette catégorie d’enseignants. Elle vient d’être mutée et aura la charge d’un groupe de quatre lycéens à qui elle donnera des cours de remise à niveau. Car sur les quatre, trois sont en décrochage scolaire. Il s’agit de Lilou, Samantha et Bastien. Farouk, le quatrième, est lui un jeune migrant turc arrivé en France il y’a quatre mois. Mais Mme Fortin n’a pas l’intention de dispenser des cours classiques à ses élèves, tous présents sur la base du volontariat. Elle a un projet bien plus ambitieux. Écoutons la présentation qu’elle en fait et la réaction de Lilou à ses propos :

Extrait :

Je vais vous apprendre à manier l’art de la rhétorique, à construire des discours, à utiliser des figures de style, des techniques de prise de parole…Il faut considérer que les mots seront vos outils, vous voyez où je veux en venir ?

Non, en fait, ils ne voient pas du tout. (…) Elle ne se rend pas compte de là où elle est ? Dans ce coin déserté où plus personne ne veut vivre ! A l’écart de tout, des routes et du reste…Plus de médecins, plus de commerces, plus d’écoles, plus d’enfants, elle a pas remarqué ? Il n’y a plus que des vieux, quelques Hollandais et un peu de Parisiens qui rêvent de verdure à mi-temps. Une des zones blanches les plus étendues de France. Par endroits, sans aucun réseau. Et partout sans avenir. 

A la réaction de Lilou on peut imaginer que la partie est loin d’être gagnée. La finalité de son projet est de les inscrire à un concours national d’éloquence. Mais nous n’en sommes pas encore là… Le concours a lieu en fin d’année et pour le moment aucun d’eux n’a encore vraiment idée de ce qui les attend.

Et qu’est ce qui les attend ?

Des exercices de diction, de placements du corps, des choix de texte, des récitations et surtout beaucoup d’improvisations théâtrales, seul ou à plusieurs, sur des thèmes très variés. Et ça va les bousculer, les pousser bien au-delà de ce qu’ils auraient pu envisager. Ce cours va littéralement libérer leur parole, ce qui ne se fera pas sans heurts, que ce soit entre eux ou dans la relation à leur professeur. Tout ce petit monde va devoir s’apprivoiser afin que la confiance puisse naître dans le groupe. Car de confiance ces quatre lycéens en manquent cruellement, que ce soit en eux ou en l’avenir et on le comprend aisément quand on découvre leur vie.

Le récit est découpé en quatre parties, une par élève qui en est le narrateur.

C’est ainsi qu’on rentre dans l’intimité de chacun d’eux au-delà de ce qu’ils veulent bien dévoiler aux autres.

On découvre ainsi en quoi la vie de la timide Lilou a été bouleversée. Pourquoi Bastien est tellement en colère. Ce que cache la relation fusionnelle de la jolie et provocante Samantha à sa mère ainsi que ce qui a conduit Farouk à quitter la Turquie seul. Et chacun, à sa manière, nous touche.

Et le fait d’être seulement quatre élèves à suivre le même cours crée forcément des liens particuliers.

D’autant plus que sur les quatre élèves, deux se connaissent de longue date et ont même déjà échangé un baiser, mais avoir un passif en commun peut bien compliquer les choses. Il va falloir que chacun trouve sa place dans ce cours atypique et sujet à polémiques puisque le travail de Mme Fortin n’est pas du tout au goût du directeur qui ne va pas se priver d’en avertir les parents.

Et ce concours d’éloquence, ils vont y participer ?

Absolument ! Mais ne comptez pas sur moi pour vous en donner le résultat...

Donc pour découvrir si un des ces lycéens gagne le concours il faut lire votre conseil de la semaine « Demandez-leur la lune » que vous proposez à partir de quel âge ?

A partir de 14 ans.

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