Un roman d’aventures, des meurtres mystérieux, des personnages au passé trouble, une enquête rocambolesque qui mène aux quatre coins de Paris, à la découverte d'un atelier d’artistes, d'un grand hôtel chic de l’Opéra, d'un théâtre des Champs Elysées, et à l'espionnage des quartiers ouvriers.

Couverture de "Balto, le dernier des valets de coeur" de Jean-Michel Payet
Couverture de "Balto, le dernier des valets de coeur" de Jean-Michel Payet © Ecole des loisirs

Nous sommes à Paris, le Paname des années 1920 qui se remet à peine de la Grande Guerre qu’on essaie d’oublier. 

Tout autour, près des anciennes fortifications et loin des beaux quartiers, il y a la Zone, cette bande de terrain vague où s’entasse la misère dans des baraques faites de bric et de broc.

C’est Balthazar B, dit Balto, qui nous raconte son histoire

Recueilli à sa naissance par Madame Gambette, il grandit auprès de Victor son frère d’adoption qui lui a tout appris ou presque. Comment se débrouiller dans la Zone : échapper aux flics, se défendre des bandes, cambrioler juste ce qu’il faut aux bourgeois sans se faire pincer. Dur de rester totalement honnête quand on grandit dans la mouscaille ! « Dans la Zone, quand t’as rien tu te débrouilles avec ce que tu as et tu cours après ce que tu n’as pas »

Vous l’aurez compris, Balto n’est pas un gamin comme les autres, astucieux, effronté, un tantinet bravache mais loyal, toujours. Son souci de justice et  son bagou incomparable le rendent terriblement attachant !

Balto a 14 ans et cela fait maintenant six ans qu’il n’a pas revu Victor. Mobilisé comme bien d’autres en 1917, celui-ci est désormais en cavale, recherché par la police et l’armée pour insubordination.

Ainsi lorsque Balto reçoit un message de Victor lui donnant rendez-vous à « minuit pile poil » boulevard des Batignolles, il n’hésite pas un seul instant. 

Sans se douter qu’il va se retrouver au cœur d’un épouvantable guêpier. Sur place, pas de Victor, mais un cadavre, celui de Timoléon Escartefigues, un modeste réparateur de vélo.

Extrait :

Personne ne répond. Ça pue le traquenard, je me dis. OK, je me tire. Mais Victor ? J’hésite. Si je me carapate, je ne le verrai pas. Une sale pensée se glisse dans mon cerveau embrumé : et si c’était lui l’assassin ? Non, je… Soudain un bruit dehors, dehors, paralyse ma pensée. D’instinct je m’accroupis près du cadavre. Victor en retard ? Des flics en maraude ? L’assassin ? Je ne bronche pas. Un pas. Un autre qui pénètre dans l’atelier. Une respiration. Puis plus rien. J’attends. L’autre aussi. Je bascule mes oreilles en mode radar et mes yeux s’écarquillent. On ne va pas rester comme ça, immobiles pendant des heures. Je pourrais m’élancer vers l’arrière-boutique mais rien ne me dit que j’y trouverais une issue. Si c’est un cul de sac, je suis fait. Ok je suis innocent de tout ce bazar, mais qui va croire ça ?

Comment Balto va-t-il se tirer d’affaire ?

Peut-être avec l’aide d’une jeune et jolie journaliste qui a assisté à la scène : elle s’appelle Emilienne Robinson, elle a un petit nez en rebique, la bouche en cœur, une coupe à la garçonne, une bonne dose de culot et quelques secrets bien gardés.

Notre regretté Timoléon sera le premier d’une liste de macchabées : tous d’anciens poilus appartenant au même régiment. Balto résumera plus tard : une sombre histoire « d’amitié brisée, de sous mal gagnés et de mort »

Leur enquête va les mener aux quatre coins de Paris, on découvre un atelier d’artistes,  on infiltre le grand hôtel chic de l’Opéra, on espionne les quartiers ouvriers et quoi de mieux pour un dénouement que la scène du Théâtre des Champs Elysées !

Pourquoi les valets de cœur ?

Jean-Michel Payet signe un formidable roman d’aventures dans la droite lignée de Rocambole (_Le club des Valets de cœu_r) et  un hommage aux Mystères de Paris. Intrigue riche en rebondissements, en émotion aussi, à la manière d’un roman feuilleton

Une langue riche, vivante, sonore, on entend toute la gouaille parisienne, plaisir de redécouvrir l’argot.

A partir de 13/14 ans

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