Cologne (Allemagne), 31 décembre 1933. Alexander Mendel est propriétaire d’une librairie depuis plus de 30 ans. De confession juive, il décide de s’exiler en France avec sa femme et sa fille et de confier sa librairie à Hans, jeune homme de 22 ans qui travaille avec lui depuis sept ans déjà.

Détail de la couverture du Libraire de Cologne
Détail de la couverture du Libraire de Cologne © Catherine Ganz-Muller/Scrineo

Le récit commence le jour de la Saint-Sylvestre 1933 à Cologne, en Allemagne. Toute la famille Mendel, de confession juive, est réunie pour l'occasion. Mais malgré la fête, de graves décisions doivent être discutées. En effet, cette année-là, Hitler a été investi des pleins pouvoirs et on voit se multiplier des affiches de propagande antisémite un peu partout dans le pays. 

Alexander, chef de famille et propriétaire d'une librairie depuis plus de trente ans, décide de s'exiler en France avec sa femme et sa fille. Que faire de la librairie ? Son choix est simple. Il décide de la confier à Hans, un tout jeune homme de 22 ans et qui est devenu commis dans la librairie, lorsqu'il avait 15 ans. Lui n'est pas juif, il peut reprendre les rênes du commerce. 

Et voici comment le narrateur nous présente la chose : 

A l'origine, la librairie Mendel était une maison d'édition quand Alexandre l'a achetée en 1902. Il a transformé le lieu en librairie-bibliothèque. 

Tu comprends, Hans, explique-t-il. Je voulais que chacun ait la possibilité d'avoir un livre dans les mains, qu'il soit riche ou pauvre.

Sa grande érudition lui a permis de couvrir beaucoup de domaines, et très vite, il s'est fait une clientèle large et variée. La librairie est devenue un lieu chaleureux où il fait bon s'arrêter pour flâner entre les rayons. Le jeune homme devra poursuivre les activités régulières qui faisaient la notoriété de librairie.

Seule la culture et la beauté peuvent briser les barrières sociales. N'oublie jamais !

C'est le fil conducteur de ce roman

Hans en fait son acte de résistance : il va ouvrir la librairie tous les jours, coûte que coûte, malgré le chaos ambiant. Le récit nous porte jusqu'à la fin de l'année 1945. C'est ce qui est très fort dans ce roman. Il n'y a pas que ça : il y a d'abord ses collaborateurs, ses clients, les voisins, les commerçants...  Toute la vie d'un quartier.

On découvre vraiment tout ce qu'il s'est passé en Allemagne pendant ces années terribles parce que même si la librairie n'est plus tenue par un parrain juif, il a des difficultés à maintenir son commerce ouvert.

Alors, en fait, il va se retrouver dans l'obligation de racheter la librairie pour justement la protéger et sur la demande d'Alexander. Mais quoi qu'il en soit, pour les autorités, cette librairie restera un commerce juif. Donc, effectivement, il y aura de la censure et la présence de la Gestapo, etc. Hans n'a qu'un objectif, c'est que quand Alexandre reviendra, il etrouve sa librairie dans le meilleur état possible, étant donné les circonstances. 

Une fiction, mais inspirée de faits réels. 

Cette librairie existe toujours à Cologne. On a même l'adresse qui est donnée à la fin du roman. C'est passionnant pour les ados à partir de 13/14 ans.

Le libraire de Cologne, de Catherine Ganz-Muller est paru chez Scrineo

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