Au cœur Lima, la capitale péruvienne, dans le quartier de Barrios Altos, on retrouve Laila. Elle a une douzaine d’années et elle est fille de diplomates finnois. Extrêmement débrouillarde, elle est habituée à changer de pays et d’école régulièrement. Mais depuis un an, sa vue lui joue de mauvais tours...

Parfois, Laila ne voit pas des objets qui sont juste en face d’elle. Sa mère, inquiète, décide de consulter un spécialiste

Voilà comment Laila se retrouve au service de pédiatrie de l’hôpital de Lima.

Là-bas, le groupe d’enfants qui l'accueille est varié. Parmi eux, il y a un garçon à la peau cuivrée et aux grandes oreilles : c’est El Rato. El Rato, veut dire en espagnol « le moment, l’instant », c’est le surnom de ce garçon bien particulier qui se lie d’amitié tout de suite avec Laila. Personne ne sait vraiment ce qu'El Rato fait à l’hôpital. Visiblement, il n’est pas malade, il ne porte pas de pyjama, il ne dort pas avec le reste d’enfants… certains disent qu’il est le fils d’un docteur et d'une infimière, mais une chose est sûre : il connaît l’hôpital comme sa poche, et il est toujours partant pour faire les quatre cents coups.

Il adore, par exemple, aller embêter le gardien de la bibliothèque. Un jour, alors qu'El Rato montre son passe-temps préféré à Laila, le gardien se lance dans une cavale pour attraper les enfants. Dans leur fuite, les livres commencent à tomber de toute part, quelques étagères s’effondrent, mais les deux enfants réussissent à s’en sortir. Pendant leur course, Laila a confondu le livre qu’elle avait dans sa sacoche avec un autre. Les enfants regardent avec intérêt le carnet sorti de la bibliothèque.

La première page dit :

Ceci est le journal personnel du docteur Robert R. Clarke de Bloomington, Minnesota, Etats-Unis d’Amérique. En cas de perte, merci de rapporter ce carnet à l’hôpital Santo Toribio, calle de las Maravillas, Lima, Pérou. Coquette récompense à la clé

El Rato et Laila sont tout de suite attirés par ces mots, ils se lancent dans la lecture de ce mystérieux carnet, où le docteur Clarke raconte ses découvertes scientifiques et ses expériences. Parmi ces pages, le dessin d’une drôle de fleur et quelques explications sur la possible existence de la Fleur perdue de K. Une fleur capable de guérir les plus rares maladies : une fleur qui ne pousse que dans un territoire précis au milieu de la Selva amazonienne et utilisée par les chamans de la tribu de K. Le docteur Clarke semble obsédé par cette fleur, il ne rêve que de la découvrir, mais le carnet s’arrête en cours de route…

C’est à ce moment-là que les docteurs retrouvent un diagnostic pour Laila…

Selon les docteurs, ce qui semblait au départ un simple problème de vue, va bien au-delà de ça. Après beaucoup d’examens, le diagnostic est clair : Laila souffre la maladie de Batten, une maladie neurologique rare qui touche certains enfants et qui ne se soigne pas. Elle entraîne la perte de vue et de la motricité. Laila apprend la nouvelle incrédule, sans savoir comment l’affronter. Elle ne peut pas s’empêcher de penser à cette mystérieuse fleur :

La Fleur perdue existait-elle vraiment ? Était-elle si miraculeuse ? Qu’était devenu le docteur Clarke ? El Rato et moi pouvions-nous suivre ses traces ? Et comment ? »

Cette fleur semble être le seul miracle capable de soigner Laila

Mais pour cela il faut partir, s’échapper de l’hôpital, suivre les traces laissées par le docteur Clarke et retrouver ce fameux territoire où les chamans K cultivent cette fleur. El Rato n’hésite pas une seule seconde, il accompagnera Laila jusqu’au fond de la Selva.

Ce grand roman d’aventures est accompagné des magnifiques détails illustrés tout au long du livre : des cartes, des symboles… et en plus, certaines pages nous montrent la manière dont la vue de Laila évolue, on y trouve des mots flous, des pages en noire…

L'auteur, Davide Morosinotto va clore avec ce roman une trilogie de romans (indépendants entre eux) mais dans lesquels on retrouve l’âme de de la vraie histoire d’aventures du pur style du Tom Sawyer de Mark Twain. A partir de 12 ans.

Les références