La vie en rose c’est quand même beaucoup dire ! Certes, Wil a une famille qui l’aime beaucoup, ses deux mamans se dévouent pour leur fils. Pourtant, à 14 ans, ce n’est pas toujours facile ! Au lycée il est loin d’être le garçon le plus populaire...

Détail de la couverture de "La vie en rose de Wil" de Susin Nielsen
Détail de la couverture de "La vie en rose de Wil" de Susin Nielsen © Helium

En plus son chien est borgne et il a les pattes courtes, ses poèmes n’ont pas le succès attendu et son job d’expert en créations sandwich dans une vieille sandwicherie ne vend pas du rêve.

Ca ne commence pas très bien !

Sauf qu’il faut dire que Wil a quasiment toujours le don de voir les choses du bon côté. Il habite au Canada. C’est vrai qu’il n’a pas beaucoup d’amis mais il adore passer du temps avec son voisin Sal, ils vont d’ailleurs ensemble en cours d’aquagym pour seniors, car, oui, petit détail, Sal a quatre-vingt-cinq ans ! 

Au lycée, Wil a quand même réussi à intégrer la fanfare officielle… Il joue du triangle, mais c’est un instrument essentiel ! 

Vous l’aurez compris, il arrive toujours à être heureux dans son petit monde à lui. Mais il lui reste encore beaucoup à apprendre. Ses mamans considèrent qu’il faut s’ouvrir un peu plus, bousculer ses habitudes et le faire sortir de sa zone de confort. 

Comment réussir à faire tout ça ?

Pour commencer, grâce à sa fanfare, Wil pourra cette année faire un échange avec une école parisienne. Depuis quelques mois, il prépare l’arrivée de son correspondant Charlie Bourget

Sauf que les choses ne se passent pas comme prévu.

L’école parisienne doit venir à Toronto avant que les élèves canadiens visitent Paris. Toute la fanfare attend avec impatience l’arrivée des élèves français qui commencent à descendre du car…

- Ils sont exactement comme nous. 

-Tu t’attendais à quoi ? A ce qu’ils aient tous un béret sur la tête et une baguette sous le bras ?  

- Non...   Mais au fond je pensais, bah peut-être les bérets, quand même. Et là, la dernière élève est descendue du car. Le temps s’est ralenti. Elle était grande, presque aussi grande que moi, avec des cheveux châtains coupés court qui lui donnaient l’air d’un page très stylé. Ses épaules et ses hanches étaient larges. Elle portait un manteau en fausse fourrure jaune sur un collant noir à pois blancs, des boots noires et une minijupe violette. Ainsi qu’un tout petit étui à guitare. Pas de béret ni de baguette, mais pour moi elle faisait quand même très française. Elle était spectaculaire. » 

Will est complètement ébloui par cette jeune française… Et il n’est pas au bout de ses surprises.

Quand son prof commence à faire l’appel pour assembler chaque correspondant, en appelant « Charlie Bourget », la jeune fille s’avance. Wil n’avait jamais pensé que Charlie pouvait être le diminutif de Charlotte. Autant vous dire qu’il fera de son mieux pour accueillir Charlotte dans sa singulière famille ! Mais, comme d’habitude, il a peur, Charlotte va-t-elle réussir à apprécier l’univers de Wil ? Wil va-t-il réussir à continuer cet échange parisien ? La vie en rose de Wil ne fait que commencer…

La vie en rose de Wil, c’est le titre de ce roman.

Et son auteure ? 

Susin Nielsen est une auteure canadienne qui a déjà publié à plusieurs reprises en France. Nous faire rire aux éclats, et pleurer dans la page suivante c’est tout à fait son genre. Dans ses autres romans, elle aborde des sujets aussi durs comme la séparation, la mort ou encore le harcèlement scolaire. 

Après avoir lu tous ses livres, je n’ai jamais été déçue ! L’un de mes préférés : Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère ? 

Susin Nielsen fait aussi réfléchir à comment l’adolescence peut être difficile pour ceux qui sont différents, et elle signe une romance qui voyage entre le Canada et Paris.