"Lightfall" est dans la bibliothèque des ados : c'est une BD d'aventure, une épopée fantastique avec des créatures toutes plus bizarres les unes que les autres.

Détail de la couverture de "Lightfall"
Détail de la couverture de "Lightfall" © Tim Probert / Gallimard BD

Voilà un roman graphique fantastique, dans tous les sens du terme ! Les décors sont superbes, le ton enjoué et c’est le premier volume d’une épopée pleine de rebondissements à découvrir dès l’âge de 10 ans.

Direction le monde imaginaire d’Irpa, en plein cœur de la Grande Forêt du Nord ! 

Et c’est dans une charmante petite boutique recouverte de mousse et toute de guingois, qu’habite Béatrice une petite fille à la drôle de tignasse violette. Elle vit là avec son grand-père d’adoption Alfirid, sa seule et unique famille. C’est un cochon sorcier un peu fantasque, spécialiste de potions en tout genre. Au milieu d’un sacré bazar de fioles colorées, trône un immense tableau pense-bête. Car, oui le vieux Alfirid est un puits de science, mais sa mémoire lui joue des tours…

Béatrice est une petite fille sensible et très raisonnable. 

Parfois, ses émotions la submergent, et son manque de confiance en elle la paralyse. Ce qu’elle préfère, c’est la compagnie de son chat Nimm, et les promenades en forêt qu’elle connaît comme sa poche !

Et un jour de cueillette dans les bois, elle tombe sur un étrange personnage…

Comment le décrire... c'est une créature à l’air débonnaire, entre un Totoro et un Pokemon...

Il s’appelle Cad, il aime l’imprévu et cultive un optimisme à toute épreuve ! La rencontre avec Béatrice va lui donner raison car justement, il cherche le cochon sorcier. D’après lui, seul Alfirid saurait traduire un document écrit dans une langue très ancienne. Et ce manuscrit pourrait bien l’aider à retrouver les siens.

Béatrice accepte, mais le problème, c’est que de retour à la boutique, ils découvrent qu’Alfirid a disparu. Voici la lettre qu’il a laissé à sa petite-fille :

Chère Béatrice,   
Je suis désolé si je t’ai paru distrait ce matin mais grâce à toi j’ai eu un flash. J’ai négligé un devoir de la plus haute importance. Je dois aller vérifier le Sceau du Dormeur sans repos ! Dommage qu’une tâche si cruciale repose sur les souvenirs brumeux et confus d’un vieux cochon comme moi.   
J’ai, à vrai dire, complètement oublié où se trouvait le Sceau mais je suis sûr que ça me reviendra.   
Je file !   
Quoi que tu fasses, ne me suis pas ! C’est trop dangereux ! Mais si tu me suis, enfile un pull…

Il est bien mystérieux, ce message... et c'est le début de l’aventure pour nos héros !

Oui, mais Béatrice et Cad n’ont pas la moindre idée ni de la direction à suivre, ni de ce que peut bien être le Sceau du Dormeur sans repos. Et ils se doutent encore moins de l’ampleur de la mission qui les attend !

Car ils ne le savent pas encore, mais Béatrice et Cad vont devoir déjouer une terrible malédiction qui menace d’éteindre la lumière de leur monde. On trouve cette citation d’Helen Keller au tout début du récit :

Mieux vaut marcher avec un ami dans l’obscurité que seul dans la lumière.

C’est très juste parce qu’en plus d’être une aventure palpitante, Lightfall illustre aussi une histoire d’amitié lumineuse ! Tous les deux ont perdu leur famille, et désormais ils ne seront plus jamais seuls. Béatrice la petite fille angoissée et Cad l’intrépide forment un duo terriblement attachant.

Après avoir affronté des crabes géants, et s’être fait détrousser par un rat voleur très malin, Béatrice et Cad se font capturer par une armée de lézards bien décidés à en faire leur diner. Ils sont ficelés comme des rôtis, l’affaire semble mal engagée…

- J’ai essayé d’être prudente. De regarder avant de sauter. De ne pas prendre de risques inutiles. Et voilà où j’en suis. ILS VONT NOUS FAIRE CUIRE, CAD !   
- Oh, ça va encore. Et je suis sûr qu’on sera délicieux. 

Vous l’aurez compris, ensemble, ils sont prêts à surmonter les pires épreuves sans se décourager. Enfin… surtout Cad !

  • Lightfall, tome 1 : la dernière flamme, de Tim Probert, est paru chez Gallimard.