Un ouvrage proposé par le sociologue Jean Viard.

Résumé :

Embellir le regard, et, par lui, la nature, c'est la fonction de l'art.L'histoire du nu est celle du regard que les hommes ont porté sur la nudité, la chronique somptueuse de leur délectation ; et l'invention des paysages, récente en Occident (la " montagne " date du XVIIIe siècle), suscite une esthétisation des sites, qui sortent de l'indifférence et de l'hostilité. Mais l'art ne se borne pas à fonder la beauté naturelle. Il modèle les mœurs, il donne forme et normes à nos comportements.La sexualité est soumise à ses modes, c'est-à-dire à ses modèles, icônes du désir et codes du plaisir, qui, toujours et partout, lui imposent son nom, son cérémonial, et jusqu'à ses transgressions ou sa perversité : Œdipe, Sade et Masoch. Cette hypothèse d'une artialisation de l'expérience et le choix des domaines où elle se démontre expliquent que l'ouvrage emprunte des chemins qui ne sont pas toujours ceux de l'esthétique traditionnelle.Si l'on y croise des théoriciens (Panofsky, Barthes, Lévi-Strauss), on y côtoie surtout écrivains et artistes d'hier et d'aujourd'hui, et d'autres personnages, figures fantastiques, le Mannequin, la Star, le Dandy, l'Androgyne... Et c'est aussi pourquoi les thèmes habituels de la philosophie et de l'histoire de l'art laissent souvent la place à des objets mineurs ou réputés indignes, masques et maquillages, toilette et tatouage, body art, porno hard...

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