Que disent les deux candidats finalistes de l'avenir des retraites ?

Tous deux veulent, à leur façon "mettre fin aux injustices"
Tous deux veulent, à leur façon "mettre fin aux injustices" © AFP / BERTRAND LANGLOIS

Que propose Emmanuel Macron ?

Selon les termes de son programme, c'est de "mettre fin aux injustices". Avec lui, on ne touche pas à l'âge légal, ni à la durée de cotisation.

En revanche, finis les 37 régimes spéciaux, que l'on soit fonctionnaire, salarié du privé ou même indépendant. Le cadre, le principe de calcul, sera le même pour tout le monde : "chaque euro cotisé ouvrira les mêmes droits", quel que soit le secteur où l’on travaille.

Par ailleurs, l'espérance de vie sera prise en compte. On sait qu'elle n'est pas la même pour un ouvrier ou un cadre supérieur.

Et pour sa rivale ?

Marine Le Pen a tout misé sur sa proposition 52. Sa mesure aussi phare que populaire : le retour de l'âge légal de la retraite à 60 ans, avec 40 annuités de cotisation pour percevoir une retraite complète.

La candidate frontiste en a fait un argument fort de sa campagne, sauf qu'il n'apparait plus comme une priorité.

Depuis hier soir et cette déclaration de Marine le Pen : ce sera le retour à l'emploi d'abord, la retraite à 60 ans ensuite. Car il faudra bien la financer, du propre aveu de la candidate.

Elle fera tout dit-elle pour qu'elle soit effective à mi-mandat, mais se laisse plutôt jusqu'à la fin du quinquennat pour y arriver.

Cinq ans qui ne seront par ailleurs pas suffisants pour Emmanuel Macron. Sa réforme, de fond en comble, a t-il déjà prévenu, ne pourra entrer en vigueur qu'au cours de la prochaine législature.

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