Aujourd'hui limitée aux seuls écrans de télé, la contribution à la redevance est remise en question. Pourtant, les Français s'acquittent d'une somme plus faible que leurs voisins.

La redevance ne concerne en France que les postes de télévision.
La redevance ne concerne en France que les postes de télévision. © AFP / CITIZENSIDE / GERARD BOTTINO

L'Audiovisuel public c'est Radio France, France Télévision, Arte France, France Médias Monde, TV5 Monde et l'Institut national de l'audiovisuel. Il est principalement financé par la contribution à l'audiovisuel public, ancienne redevance, plus des ressources propres comme la publicité. France Télévision touche en plus la taxe sur les opérateurs télécoms, la fameuse taxe Copé.

Un budget de fonctionnement bien inférieur à l'Allemagne ou à la Grande Bretagne

Pour 2017, l'enveloppe allouée au secteur est de trois milliards neuf cent mille euros. Un budget bien inférieur à l'Allemagne ou à la Grande Bretagne où on est plutôt entre six et sept milliards d'euros.

Et quand on voit ce que ça coûte aux Français et bien là aussi, on est bien en dessous : cette année, la contribution à l'audiovisuel public est à 137 euros, soit un euro de plus que l'an dernier. Nos voisin britanniques, eux, s'acquittent de 171 euros par an. En Allemagne, la redevance est de 216 euros, 238 en Suède, 346 euros en Suisse...

Donc en France l'effort demandé est moindre.

Un effort moindre mais bien réparti ?

Chez nous, l'effort pèse sur les foyers qui ont au moins un poste de télévision. Or ceux qui ont des tablettes et/ou ordinateurs eux aussi ont accès aux programmes du service public.

En Allemagne, le système a été réformé : tous les foyers payent, c'est obligatoire.

En Grande-Bretagne, impossible de regarder ou d'écouter les programmes de la BBC par internet si on a pas sa "TV licence". Et si on fait une fausse déclaration, l'amende peut atteindre 1 000 livres.

Vers une réforme de la redevance ?

Benoît Hamon, pour le PS, est pour l'élargissement de l'assiette de la contribution. Aux résidences secondaires ou à tous les supports ? C'est encore flou. L'idéal, pour lui, serait un financement 100% public mais il convient qu'il serait compliqué d'y arriver.

François Fillon pour les Républicains a tranché : une contribution étendue aux tablettes et ordinateurs, mais en échange le service public devrait rationaliser le nombre de chaînes.

Moins de chaînes également pour Emmanuel Macron, qui souhaite plus de publicité sur les antennes publiques, pour assurer leur développement.

Enfin, au Front national, pas question d'augmenter ce que payent les Français. Mais le FN plaide pour un bon dégraissage du mammouth, surtout des gros salaires.

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