L’Europe est sûrement le dossier qui divise fondamentalement Marine Le Pen et Emmanuel Macron, sans oublier la Russie et la Syrie.

L’Europe, sûrement le dossier qui sépare le plus fortement Marine Le Pen et Emmanuel Macron
L’Europe, sûrement le dossier qui sépare le plus fortement Marine Le Pen et Emmanuel Macron © AFP / SOOC/Alexandros Michailidis

Dimanche, "les Français adresseront un message au monde entier", selon François Hollande qui souhaite "le score le plus élevé" pour Emmanuel Macron. Et qui appelle les électeurs à "ne pas mettre l'arme nucléaire entre n'importe quelles mains". Pour notre ultime comparatif des programmes, dans cette course à l'Elysée, nous avons choisi de détailler les politiques internationales que les deux finalistes comptent mettre en œuvre, s'ils sont élus.

Le sujet le plus clivant, l'Europe

Les positions sont totalement antagonistes sur ce dossier : Emmanuel Macron est un éurophile assumé, Marine Le Pen à Bruxelles en horreur. Il veut réformer l’Europe pour la renforcer, doter la zone Euro d'un budget propre et d'un ministre des finances, avancer sur la défense, il est favorable à une Europe à plusieurs vitesses, moins bureaucratique, plus concrète, plus efficace. Il compte sur le soutien de Berlin et veut relancer le moteur franco-allemand. La Chancelière sera le premier dirigeant qu'il appellera.

Pour Marine Le Pen c'est l'inverse, l'union européenne est un fléau qu'elle veut faire imploser, la Chancelière n'est pas une alliée mais une adversaire, son modèle est le Brexit, ses soutiens viennent des droites europhobes, anti-Islam et pro-russes, abandonner l'Euro au profit du Franc ou de l'Ecu, ou des deux - on a pas bien compris - sortir de l'espace Schengen, reconquérir les souverainetés monétaires, budgétaires, législatives et territoriales de la France, voilà l'objectif prioritaire de Marine Le Pen qui veut enterrer le drapeau bleu aux 27 étoiles.

Parmi les autres dossiers internationaux, la Syrie, et donc la Russie

Marine Le Pen veut immédiatement renouer avec Poutine dont elle partage "les racines chrétienne"s et qui l'a reçue en tète a tète au Kremlin. Alors qu'Emmanuel Macron compte maintenir un dialogue exigeant, elle entend reconnaître l'annexion de la Crimée et plaide pour la levée des sanctions, lui ne fera pas de concession tant que les armes parleront en Ukraine.

Le différent est également important sur la Syrie. Le Pen veut sauver le régime qu'elle estime être un rempart contre Daech, Macron veut une transition politique même s'il reconnait que faire du départ de Bachar el Assad un préalable a bloqué la situation. Elle n'a pas apprécié le récent coup de force de Trump après l'attaque chimique, il a plutôt salué la punition.

Bref, on le voit, tout les oppose, sur l’Europe et au-delà, il se dit progressiste et pas nationaliste, elle se veut patriote et surtout pas mondialiste.

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