Doit-on croire cette assertion parfois employée depuis le succès de la COP 21 ? Passons cette idée reçue de campagne à l'épreuve des faits...

Depuis le succès de la COP 21, la France est-elle devenue un champion de la lutte contre le réchauffement climatique ?
Depuis le succès de la COP 21, la France est-elle devenue un champion de la lutte contre le réchauffement climatique ? © AFP / Stéphane de Sakutin

Deux éléments vont dans ce sens : tout d'abord, s'il on regarde les chiffres des rejets de CO2, la France fait partie des meilleures élèves de l'union européenne avec sept tonnes de CO2 par habitant contre 11 et demi pour son voisin allemand. La raison c'est principalement la source de production d'électricité : à 75% du nucléaire. Une énergie qui rejette très peu de CO2, contrairement aux centrales à charbon.

L'autre raison c'est la COP 21 et le rôle moteur qui a joué la France, mais aussi sa loi de transition énergétique, une loi extrêmement ambitieuse qui prévoit notamment de diviser par deux la consommation d'énergie d'ici à 2050 et ce en réalisant la rénovation thermique de 500 000 logements chaque année, en favorisant les transports propres ou en augmentant à 32% le pourcentage des énergies renouvelables d'ici à 2030. Actuellement elles représentant un peu moins de 15%.

Les objectifs sont ambitieux mais leur application un peu plus laborieuse

Exemple : le plus gros pourvoyeur de gaz à effet de serre en France ce sont les transports : 28% des rejets, et cela ne baisse pas, constate Anne Bringault, la coordinatrice sur la transition énergétique du réseau Action Climat : "Comme le prix du pétrole est très bas et qu'on a une taxe carbone qui n’est pas suffisante pour compenser cette baisse de prix, on a des baisses de carburant qui continuent d'augmenter. Sur les transports, il est important de diminuer notre consommation de carburant et aussi de penser à d'autres types de mobilité : la voiture partagée , en donnant des moyens aux collectivités locales pour des infrastructures pour le vélo, les transports en commun, le train, la marche à pied. On voit qu'il y a des difficulté à mettre en place des actions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effets de serre".

Autre exemple : l'énergie renouvelable. On sait déjà que le premier seuil de 23% en 2020 ne sera pas atteint : trop de retards sur l'éolien. Logement, agriculture, sur d'autres points aussi, les objectifs affichés ne seront pas réalisés, en tout cas, pas à court terme.

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