Il faut déjà qu'elles en franchissent le seuil, car seule une femme battue sur quatre se rend au commissariat,

Depuis cinq ans le ministère des familles a lancé deux plans de lutte contre ces violences.
Depuis cinq ans le ministère des familles a lancé deux plans de lutte contre ces violences. © Maxppp / Lionel Vadam

Sur les 220 000 femmes victimes de violences conjugales chaque année, seule une sur quatre se rend au commissariat : 14% portent plainte et 8% déposent une main courante.

La manière dont les femmes sont reçues dépend de la personne à qui elle ont à faire. Il faut savoir qu’il existe une soixantaine de psychologues intervenant dans les commissariats auprès du public. Depuis 2013 plus de 300000 professionnels ont été formés à l'accueil et à la prise en charge de ces femmes, que ce soit chez les policiers, les magistrats ou les professionnels de santé.

Si elles n'osent pas se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie, le 3919, un numéro de téléphone gratuit et ouvert 7 jours 7, est à leur disposition. Il reçoit 50 000 appels chaque année. Depuis cinq ans le ministère des familles a lancé deux plans de lutte contre ces violences.

Quelles mesures ont été prises ?

Les efforts ont été portés sur la généralisation des téléphones "grave danger". Il y en actuellement 530, ils permettent à une femme d'alerter les forces de l'ordre grâce à une simple pression sur le boitier, si elle s'estime en danger. Le gouvernement a également augmenté les places en hébergement d'urgence, l'objectif est d'atteindre les 4 900 places en 2019.

Judiciairement la femme peut également bénéficier d'une ordonnance de protection avec pour priorité l'éviction du domicile du conjoint violent. Les magistrats doivent être systématiquement informés des faits déclarés et le constat de preuve doit être facilité.

Environ une trentaine de millions d'euros sont dépensés au total chaque année.

Ces différents plans sont une avancée pour toutes les associations qui défendent les femmes de victimes de violences, mais ils devront se poursuivre sous le nouveau gouvernement avec un budget plus conséquent si l'on veut voir ces statistiques baisser enfin.

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