Tout dépend de votre capacité à rembourser la dette. Dans le cas de la France, c'est le poids de cette dette qui divise les économistes et les candidats à la présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoit Hamon proposent des plan d'investissements et de nouvelles dépenses pour relancer l'économie.
Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoit Hamon proposent des plan d'investissements et de nouvelles dépenses pour relancer l'économie. © AFP / Philippe Huguen

A gauche, on estime qu'il faut relancer l'économie par de nouvelles dépenses qui vont créer de l'activité et que c'est bien la rigueur budgétaire qui tue la croissance. Jean-Luc Mélenchon, Benoit Hamon et à l’extrême droite Marine Le Pen, proposent des plan d'investissements et de nouvelles dépenses pour relancer l'économie. A droite et chez les libéraux on s'alarme de notre incapacité à rembourser cette dette avec une croissance trop faible et des prélèvements sociaux trop élevés : 2 mille 200 milliards d'euros de dette publique qui se creuse de 120 milliards chaque année.

La France emprunte également pour ses seules dépenses de fonctionnements : 185 milliards d'euros par an "faute de se désendetter" . Les États ont ce curieux privilège de pouvoir rembourser leurs dettes qui arrivent à échéance en s'endettant avec de nouveaux emprunts : un cercle sans fin.

Certains économistes persistent et signent en estimant qu'il y a de la bonne dette et de la mauvaise dette

La bonne dette serait celle qui engage sur des investissements d'avenir avec des hôpitaux, des écoles, des grands travaux qui vont générer de l'activité économique : seule solution pour se désendetter.

A l'inverse, la mauvaise dette consiste pour les libéraux à s'endetter davantage pour augmenter les dépenses de l'état : augmenter par exemple les salaires des fonctionnaires et les retraites pour augmenter le pouvoir d'achat, comme le propose Jean-Luc Mélenchon. Problème : la consommation des ménages ne bénéficie pas aujourd’hui à l'activité française, mais essentiellement à de l'importation, constate l’INSEE.

Il n'a donc pas de mauvaise dette, de dette toxique, mais seulement une difficulté pour la France à créer suffisamment de croissance pour se désendetter. Si les taux d'intérêt devaient augmenter cette année, le poids de notre dette deviendrait très vite insoutenable, souligne le haut conseil aux finances publiques.

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