Quels présidents seront-ils ? Quelle morale, pendant leur mandat ? Comment voient-ils la vie publique ?

Comment poursuivre la moralisation de la vie politique ?
Comment poursuivre la moralisation de la vie politique ? © Maxppp / Olivier Boitet

Emmanuel Macron promet "une grande loi de moralisation de la vie publique" un engagement qui conditionnait le soutien de François Bayrou à sa candidature. Il propose d'interdire le pantouflage, c'est à dire les allers retours entre haute fonction publique et entreprises privées, pour les parlementaires, il met sur la table deux mesures directement inspirées des faits imputés à François Fillon : interdire aux parlementaires d'embaucher des membres de leur famille et d'exercer une activité de conseil. Et puis, les remboursements de leurs frais de représentation se feraient sur justificatif (jusqu'ici ils bénéficient d'une enveloppe forfaitaire). Emmanuel Macron veut aussi qu'un candidat à une élection ait un casier judiciaire vierge.

Très peu de propositions en la matière du côté de Marine Le Pen

La candidate FN est visée elle-même par plusieurs procédures judiciaires mais présumée innocente. Il est seulement écrit qu'elle veut supprimer la réserve parlementaire, cette enveloppe que les députés et les sénateurs peuvent utiliser pour financer des associations ou des projets locaux. Mais la candidate du Front National a répondu au questionnaire de Transparency international : elle aussi est d'accord pour que les candidats à une élection disposent d'un casier vierge. Elle propose également qu'une nouvelle Haute autorité de la déontologie publique enquête sur les activités passées des ministres, des parlementaires et des élus locaux pour éviter tout conflit d'intérêts. Et enfin qu'aucun ministre ou parlementaire ne détienne de participation financière dans un groupe de presse (comme actuellement Serge Dassault à droite ou Jean-Michel Baylet à gauche).

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