Un sujet au coeur de la campagne de Marine Le Pen avec des propositions encore durcies à la veille du premier tour. Un sujet plus discret dans le programme d'Emmanuel Macron

Des migrants transportent leurs quelques biens à Grande-Synthe
Des migrants transportent leurs quelques biens à Grande-Synthe © AFP / Philippe Huguen

La candidate du Front National veut en finir, dit-elle, avec l'immigration incontrôlée. En rétablissant d'abord les frontières et en sortant de l'espace Schengen. Si elle arrive au pouvoir, Marine Le Pen promet de recruter 6 000 douaniers pendant le prochain quinquennat.

En pleine crise migratoire, le FN propose de restreindre le droit d'asile : les demandes d'asile se feront dans les ambassades et les consulats français, dans les pays d'origine des migrants ou les pays voisins.

Les étrangers en situation irrégulière sont également dans la ligne de mire du Front National qui veut empêcher la régularisation ou la naturalisation des sans-papiers. Les expulsions deviendront automatiques. En cas de victoire de Marine Le Pen, l'immigration légale serait limitée à 10 000 personnes par an. Avec une remise en cause du rapprochement familial et suppression du droit du sol.

La préférence nationale étant l'un des piliers de son programme, Marine Le Pen veut aussi supprimer l'aide médicale d'Etat pour les étrangers.

Pas de rupture chez Emmanuel Macron en matière d'immigration

Le candidat d'En Marche mise sur une action européenne pour renforcer les contrôle aux frontières de l'Europe. Renforcer également l'aide aux pays d'origine pour empêcher les départs et lutter contre les passeurs

Pour Emmanuel Macron, l'accueil et l'intégration des étrangers en situation régulière est une priorité. Mais sur ce point, le candidat ne propose pas de mesures précises.

Emmanuel Macron veut promouvoir, dit-il, l'immigration de la connaissance. En allégeant les procédures d'obtention de certains visas comme "le passeport talents" : cette carte instaurée en 2016 permet à des jeunes diplômés, des chercheurs, des entrepreneurs et des investisseurs de séjourner en France pendant quatre ans maximum. Il souhaite aussi développer "des visas de circulation pour les professionnels" qui pourraient concerner les entreprises ou les scientifiques.

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