Un juge brésilien interdit "La première tentation du Christ", une fiction où Jésus semble entretenir une relation homosexuelle. Heureusement qu'en France les cathos sont beaucoup plus ouverts !

Chères auditrices

Chers auditeurs

Je constate que ma chronique était ratée. Elle n'avait pour but que de dénoncer l'homophobie. J'ai été si mal compris que j'ai même heurté une association LGBT. C'est ma faute, donc. Je le reconnais bien volontiers. Je présente mes excuses aux personnes que j'ai blessées, tout en revendiquant mon droit à l'erreur dans un exercice qui reste très périlleux.

Bien à vous,

Frédéric Fromet.

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Chères Auditrices,

Chers Auditeurs,

Vous avez été très nombreux à manifester votre indignation et votre colère après la diffusion sur l’antenne de France Inter de la chanson de Frédéric Fromet consacrée au Christ et à sa possible homosexualité.

Je voudrais vous dire d’emblée que la crudité de certaines expressions ne me semble pas appropriée, quelles que soient les intentions de l’auteur que je connais bien et dont j’estime le travail par ailleurs.

Frédéric Fromet est « l’homme du vendredi » dans l’émission « Par Jupiter », émission quotidienne dont la mission est à la fois d’être une émission d’accueil et d’humour affiché où la caricature et la satire passent au peigne fin l’actualité.

Il est le « chansonnier » qui vient clore la semaine et proposer aux auditeurs son regard acéré sur ce qui l’a choqué, dérangé, interpellé dans le foisonnement des évènements de la semaine avec une liberté de ton qui caractérise l’émission et sur laquelle il n’y a aucune ambiguïté pour les auditeurs.

Il couvre à sa façon depuis 5 ans l’horreur des attentats, la violence de nos sociétés, l’indifférence aux malheurs du monde sur un mode humoristique et paroxystique. C’est un exercice extrêmement difficile, risqué et donc quelquefois raté. 

Tout le propos de la chanson consacrée à l’interdiction par un juge brésilien d’une fiction au prétexte que Jésus semblait entretenir une relation homosexuelle était clairement de dénoncer l’homophobie que manifestait cette décision mais l’outrance de certaines expressions a pu rendre presque inaudible cette intention.

Je voudrais donc à mon tour présenter aux auditeurs et auditrices que cette chronique a pu choquer tous mes regrets les plus sincères. 

Je voudrais aussi redire combien il est important que nous continuions toutes et tous à défendre le principe de la liberté d’expression, le droit à l’outrance, à la caricature, à la satire.

Nous le devons aux victimes de Charlie Hebdo.

Nous le devons à toutes celles et ceux qui dans les pays totalitaires risquent leur vie pour cette liberté.

Laurence Bloch 

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