Aujourd’hui, je suis partout. Dans la rue, à la sortie de votre hôtel, aux abords du stade : je vous regarde de mes yeux de verre. Rien ne m'échappe. Aujourd’hui, je suis une caméra de surveillance carioca.

La salle de vidéosurveillance du COR, à Rio
La salle de vidéosurveillance du COR, à Rio © Radio France

Au COR, centre d'Opération de Rio, l'ambiance est étonnante. Assis dans une salle sombre, les employés sont habillés d'une combinaison blanche, sorte d'uniforme. Ils sont éclairés par les écrans de télévision qui recouvrent l'un des murs de la salle. Le patron du COR est jeune, il s'appelle Pedro Junquiera. Il explique que 600 caméras sont installés aujourd'hui dans Rio. Certaines ont été installées pour le mondial. Elles surveillent les rues, les abords du stade mais aussi les sorties de certains hôtels.

Pedro Junquiera, le patron du COR
Pedro Junquiera, le patron du COR © Radio France

Miguel Lago, lui s'oppose à la politique de vidéosurveillance de la ville... même s'il concède que la tendance est globale. Avec son site internet d'alerte citoyenne, Meu Rio, "Mon Rio", il plaide pour une surveillance à double sens : "une surveillance de l'Etat par les habitants".

Miguel Lago, co-fondateur de Meu Rio
Miguel Lago, co-fondateur de Meu Rio © Radio France
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