Procrastiner, remettre au lendemain, renvoyer aux calendes grecques, est-ce un trait de caractère, une fatalité ? Peut-on s’en défaire?

Comment arrêter de remettre au lendemain ce qui peut être fait aujourd'hui ?
Comment arrêter de remettre au lendemain ce qui peut être fait aujourd'hui ? © Getty / Laurence Dutton

Un sage indien, Swâmi Prajnânpad avait coutume de dire que « la joie est dans l’action, pas dans la planification ». Aussi pour tordre le cou à la dispersion et cesser de tourner en rond, pourquoi ne pas, dès le matin, se demander ce qui fait l’essentiel de l’aujourd’hui et repérer les actes que je peux poser ici et maintenant pour progresser vers la joie ? Sans me laisser happer par l’infra-secondaire, l’exercice, c’est de revenir mille fois par jour à l’essentiel tout en restant infiniment ouvert à l’imprévu.

Comment peut-on incarner au quotidien cet élan vers le progrès ? 

L’exemple du génial Emmanuel Kant est édifiant. On raconte qu’il aurait rédigé La critique de la raison pure, un livre majeur de la pensée occidental, en y consacrant… une heure par jour. Imiter Kant, adopter son principe c’est peut-être, face à une montagne qui paraît infranchissable, au lieu de déclarer forfait, se donner une heure par jour, corps et âme, pour mener à bien un projet, une mission, une oeuvre qui nous tient à cœur.  

Une piste pour persévérer et dire adieu pour de bon à la tendance à la procrastination ?

Un jour, j’ai dû, pour des raisons médicales, me résoudre à maigrir. Je tenais mon mantra pour liquider les « je commence demain », je me répétais à la moindre tentation : « Le match se joue au présent, ici et maintenant ». 

La vie procède du marathon plus que du sprint, passons gentiment à l’action, sans tarder.

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