Et si les voitures se mettaient demain à communiquer entre elles, comme des êtres à part entière ?

Dessin de la voiture du futur en 1975 par les designers industriels de la Association of American Railroad
Dessin de la voiture du futur en 1975 par les designers industriels de la Association of American Railroad © Getty / Bettmann

Avec l’arrivée prochaine des véhicules autonomes, certains prédisent qu’en 2035 ils représenteront un quart des ventes de voitures, il faut donc affiner les algorithmes pour garantir la sécurité des occupants et des piétons. Ainsi, les constructeurs commencent à imaginer de vraies villes fantômes pour tester leur machines. Après la M-City qui a ouvert fin 2015 dans le Michigan, on apprenait la semaine dernière que les Coréens se lancent eux aussi dans la construction d’un centre d’essai baptisé K-City. Imaginez un terrain de 13 hectares pour la M-City et plus de 35 hectares pour les Coréens, avec un centre urbain, des rues plus ou moins encombrées, des passages piétons, des croisements, des ronds-points, un tronçon d’autoroute et même un tunnel pour tester les réactions de la voiture autonome lorsqu’elle perd la connexion satellite du GPS... Les voitures seront lâchées dans ce parc et les chercheurs étudieront leur comportement en créant des situations réelles. Par exemple, un piéton qui traverse hors des clous, une autre voiture qui déboîte sans mettre son clignotant ou un bon bouchon du lundi matin pour se rendre au bureau...

Des voitures qui communiquent entre elles

A priori, à part les chercheurs il n’y aura pas grand monde puisque les piétons distraits qui traverseront n’importe comment seront des poupée téléguidées, pour ne pas prendre le risque de briser des vies humaines. Mais ce sur quoi les chercheurs vont travailler, c’est sur la communication entre les voitures elle-mêmes. Si un véhicule repère la camionnette d'un livreur qui roule trop lentement ou qui est mal garée, il préviendra alors les autres voitures. En ce sens, ces villes laboratoires vont peut-être acquérir leur vie propre avec des voitures qui discuteront entre elles. Un peu comme les personnages de la série Westworld où des robots humanoïdes de parc d’attraction prennent leur destin en main.

Des véhicules sensibles et vengeurs, comme dans Christine de Stephen King ?

Ce genre de progrès peut faire peur. Alors en France, chez Renault, on prévoit tout autre chose. Plutôt que de faire évoluer les voitures toute seule dans les villes, la marque a installé une bande de recharge à induction directement dans la chaussée. On peut recharger sa voiture en roulant et ce jusqu’à 100 km/h. Mais dès lors, impossible de quitter la route : la voiture sera guidée par la bande magnétique à induction sur laquelle elle roule. Cela pollue moins et est moins terrifiant puisque cela ressemble à un circuit de petites voitures comme quand on était enfant.

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